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Journées béninoises de l’Evaluation: Evaluer pour changer les conditions de vie des populations
Publié le mardi 6 septembre 2016  |  La Nation
Pascal
© aCotonou.com par Didier Kpassassi
Pascal Irénée Koupaki,ministre d`État et secrétaire général à la Présidence de la République, lors du séminaire de vulgarisation des acquis de la loi des finances rectificatives gestions 2016 au profit des entreprises.
Benin-Marina Cotonou 29 Juillet 2016. Séminaire de vulgarisation des acquis de la loi des finances rectificatives gestions 2016 au profit des entreprises





Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence a procédé, lundi 5 septembre, à l’ouverture de la 4e édition des Journées béninoises de l’Evaluation. La réflexion vise à faire de l’évaluation des politiques publiques un instrument pour changer les conditions de vie des populations.

La composante suivi-évaluation est assez souvent noyée dans les documents de projet, la pratique évaluative étant la chose la moins partagée au Bénin. Les journées béninoises de l’évaluation ont engagé le processus de revalorisation de la fonction évaluative, pour en faire un réel outil d’aide à la décision. La 4e édition de ces journées s’est ouverte lundi 5 septembre sur le thème « Utilisation des résultats des évaluations pour changer les conditions de vie des populations ». « Cette édition doit apporter des éléments de réponses à certaines questions à savoir comment utiliser les résultats de l’évaluation, quelle planification pour une meilleure utilisation des résultats, quelles stratégies de dissémination des résultats ? », soutient Abdoulaye Gounou, directeur général de l’Evaluation. Il se réjouit de ce que les réflexions des présentes journées se tiennent dans un contexte marqué par l’adoption des Objectifs du développement durable 2030, l’élaboration d’un nouvel agenda gouvernemental pour les cinq prochaines années. Ce nouveau contexte devra induire un renouvellement des nouveaux instruments d’évaluation. « L’évaluation doit influencer la formulation des politiques publiques en fournissant des données probantes pour éclairer les choix des décideurs », assure-t-il.

Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est très à l’aise lorsqu’il s’agit d’apprécier l’importance de l’évaluation dans la conduite des politiques publiques. « Pour nous, agences des Nations Unies, l’utilisation des résultats de l’évaluation est partie intégrante de notre travail de tous les jours », soutient-il. Il souligne aussi que le thème retenu s’insère bien dans les Objectifs du développement durable. La conférence, poursuit Siaka Coulibaly, offre ainsi l’occasion d’échanger sur les cadres d’évaluations pertinentes sur certains sujets d’importance de l’agenda 2030, en l’occurrence, l’équité, le genre, le développement durable, la lutte contre la pauvreté. Il encourage les pouvoirs publics béninois à promouvoir davantage la culture évaluative. « Lorsque l’évaluation est mieux utilisée, elle conforte la gestion axée sur les résultats. Et pour réussir, il est important que les conclusions et recommandations des précédentes conférences soient mises en œuvre », insiste-t-il, plaidant pour le vote d’une loi sur l’évaluation des politiques publiques.
Pour avoir inspiré l’organisation des Journées nationales de l’Evaluation en 2008, Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, est mieux placée pour apprécier l’impact de la pratique évaluative sur la gouvernance. C’est ainsi qu’il confie que les premières mesures d’évaluation du fonctionnement de l’administration béninoise ont permis de faire passer de 430 à 280 le nombre de directions pour une économie de 100 milliards de francs CFA. Pour lui, l’évaluation des politiques publiques est un facteur de développement incontournable dans les pays africains confrontés à de réels problèmes de gouvernance. S’il se félicite d’un parcours appréciable du Bénin dans cet exercice, Pascal Irénée Koupaki estime que le pays a encore du chemin à faire pour instaurer la culture évaluative dans la gouvernance à tous les étages. Et de préciser : « Nous avons fait des progrès dans l’institutionnalisation de l’évaluation mais l’utilisation des résultats reste encore un défi». Mais ce qui conforte le ministre d’Etat dans l’avenir de la fonction évaluative est la prise de conscience des bénéficiaires des politiques publiques. «Les populations ne sont plus dans l’ignorance des politiques, au contraire elles déplorent la faible qualité dans la gestion des programmes, leur conscience s’éveille et commence à exiger des comptes », alerte-t-il. Il invite alors la réflexion à faire en sorte que l’évaluation ne se limite plus à la qualité du rapport, ni à sa complexité mais se mue en un instrument efficace de gouvernance pour changer les conditions de vie des populations?

Gnona AFANGBEDJI
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