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Analyse de l’actualité politique par Jean Gounongbé : Sans leader, les Fcbe menacées de disparaître
Publié le mercredi 14 septembre 2016  |  Le Matinal




Ancien chargé de mission de Yayi Boni et président d’honneur du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp), Jean Gounongbé était l’invité de l’émission « Zone franche » diffusée, dimanche 11 septembre dernier, sur la télévision Canal 3. Décryptant l’actualité politique, il a peint en noir l’avenir des Fcbe, entrevoyant même une possible disparition de l’alliance.
Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) risquent de disparaître comme l’ex Union du Bénin du futur (Ubf). La voix du chef n’est plus suivie. Les Fcbe ont besoin aujourd’hui d’un leader. De nombreux partisans ont déjà quitté la barque parce que Yayi Boni n’a plus rien à leur proposer. Autant de propos tenus par Jean Gounongbé pour faire comprendre que les Fcbe courent à leur ruine. Mais que peut-on y faire ? Pour Jean Gounongbé qui déclare ne plus être dans la dynamique de relancer sa vie politique, il y a peu d’espoir de fédérer les groupements Fcbe émiettés par département. « Des gens peuvent le faire, mais ce sera difficile de remobiliser la troupe. Parce que beaucoup sont partis et d’autres partiront encore », a-t-il affirmé. Sans s’opposer à la politique de Yayi Boni dont il se réclame défenseur, Jean Gounongbé pense que les choix du leader des Fcbe pour la présidentielle 2016 ont fragilisé les Fcbe. « Yayi Boni aurait dû, quelques temps avant les élections, se retirer et laisser les Fcbe choisir leur nouveau leader. Si le président avait laissé la main, les choses auraient pu mieux se passer », a-t-il expliqué. Selon lui, le candidat Lionel Zinsou n’est pas le problème, mais c’est la manière dont il a été choisi qui n’est pas bonne. De plus, il estime que le prince de Tchaourou a passé son temps à battre campagne pour Patrice Talon au lieu de se contenter de son bilan de 10 ans. Autant de raisons qui, ajoutées à un manque d’organisation formelle, expliquent l’échec des Fcbe. Abordant l’avenir politique de Lionel Zinsou au Bénin, l’ancien collaborateur de Yayi Boni ne voit pas en lui un futur président. « On ne se lève pas, du jour au lendemain, pour dire qu’on veut être chef d’Etat. Si Zinsou veut être président au Bénin, il devait travailler au Bénin pour maintenir son score et conforter sa position », a-t-il précisé. Mais les Fcbe n’ont pas été la seule cible des analyses de Jean Gounongbé. L’invité a également évalué les actions du nouveau régime.

Plusieurs leaders pour le gouvernement de la Rupture

L’adoption de la carte territoriale et la nomination des préfets, l’emprunt obligataire pour payer les dettes de l’Etat, preuve du souci de relancer l’économie nationale, l’annulation de certains décrets et la suspension des écoles et instituts privés dans le domaine de la santé… sont des décisions que le président d’honneur du Cpp, Jean Gounongbé, trouve judicieuses. Toutefois, il a l’impression que le gouvernement du président Patrice Talon, à l’opposé des Fcbe sans leader, a plusieurs leaders. « Il n’y a pas un gouvernement homogène et chacun essaie de faire une partie de son projet de société. On a l’impression qu’il y a plusieurs orientations », a-t-il affirmé en ajoutant que le président Talon, les ministres d’Etat Koupaki et Bio Tchané n’ont pas forcément les mêmes aspirations. Également, il estime que le nouveau gouvernement affiche un manque de préparation et il en donne pour preuve, le programme d’actions du gouvernement toujours en préparation. Par ailleurs, Jean Gounongbé fustige certaines initiatives comme : la création d’une cellule au Palais pour contrôler la conformité des arrêtés, la mauvaise communication du gouvernement sur les nominations officielles, la procédure d’annulation des concours, le mandat unique et la décision de consulter le peuple avant l’Assemblée nationale. En ce qui concerne la révision de la Constitution, Jean Gounongbé explique que cette initiative, rejetée sous Yayi Boni par manque de confiance, répond aux exigences de l’Uémoa et à la volonté du peuple.

Anselme Pascal Aguéhoundé
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