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Cabale gratuite contre leur Directeur général : Le piège des travailleurs de la Soneb à Talon
Publié le vendredi 30 septembre 2016  |  Le Matinal
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© Autre presse par DR
Société Nationale des eaux du Bénin (SONEB), David Babalola




Depuis quelques semaines, un groupuscule de travailleurs de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) crie sur tous les toits de la République pour demander le départ de leur Directeur général, David Babalola. Sans aucune preuve d’une quelconque malversation et sans arguments tangibles de mauvaise gestion de la société par le Dg, ces agitateurs sont aux trousses de ce dernier, simplement parce que sa tête ne leur plait plus. Céder à un tel chantage, serait pour le gouvernement du Nouveau Départ une manière de tomber dans un piège insidieux.

Il ne se passe plus de jours, depuis un mois, où l’on ne lit pas dans la presse, des pseudos récriminations et écrits de dénonciations désespérément creuses contre l’actuel Directeur général de la Soneb. Au départ de ce qui apparaît maintenant clairement comme une cabale orchestrée contre le Dg David Babalola, l’on avait pensé à une nouvelle affaire de dénonciation de scandale de mauvaise gestion ou de détournement de la part d’un haut responsable de l’administration, comme l’on en a été habitué de la part des dirigeants de sociétés d’Etat. Mais très vite, il est apparu que la Soneb est une entreprise bien gérée, que le Directeur général, vilipendé et diffamé, n’est mêlé à aucune malversation prouvée, et qu’au contraire, sa gestion de la société d’eau est à encourager. La preuve est que, depuis le début de cette cabale médiatique, encore aucun début de preuve, ni aucun dossier n’a été exhibé contre David Babalola. Les accusations formulées, de journaux en radios, sont simplement les mêmes auxquelles l’on est habitué : « Rien ne va plus dans la société », « La société est très mal gérée », « Les travailleurs sont fâchés contre le Dg ». Et justement, à ce propos, il n’est peut-être pas apparu aux yeux du public que les récriminations contre l’actuel Dg Soneb ont commencé juste au lendemain des félicitations adressées à l’équipe dirigeante de la Soneb par le Conseil des Ministres, suite à l’examen du rapport 2014 de la Société qui a démontré des résultats positifs. Une telle coïncidence est suspecte. Ailleurs, des travailleurs auraient remercié le Gouvernement et se seraient sentis fiers de voir leur société recevoir des félicitations de la part du pouvoir, dans un contexte où il est dit que la plupart des entreprises publiques sont mal gérées. Mais, à la Soneb, un groupuscule de travailleurs, sous couvert de syndicalisme irresponsable, peint plutôt publiquement en noir leur propre entreprise, juste pour nuire à la personne du Directeur général. On n’est pas loin de la ‘’béninoiserie’’ dans son état pur. Par ailleurs, si malversation il y avait à la Soneb, les voies de dénonciations officielles et républicaines sont connues : saisir l’Anlc, saisir la Bef, ou même les tribunaux. Mais visiblement, les travailleurs en question semblent ne privilégier que les médias et les réseaux sociaux, étant entendu qu’à ce niveau, le travail minimum est suffisant : dénoncer, récriminer, alerter. Même sur du vide. Et pour illustrer leur intransigeance et la vacuité de leurs dénonciations, les contestataires et diffamateurs du Dg Soneb ont rouspété pour prendre part à une séance de travail avec le Ministre en charge de l’eau qui voulait les entendre et jouer la carte de l’apaisement. A la rencontre, pas de dossiers sérieux contre le Dg ! Juste un mot d’ordre : que le ministre de tutelle fasse partir le Directeur général et le Président du Conseil d’administration. On croit rêver. A propos du Pca de la Soneb, les « contestataires » ont exprimé leur mépris contre ce dernier avec des expressions frisant à la limite de l’injure. Car, ils se sont écartés du domaine professionnel et exploitent des informations relatives à sa vie privée pour atteindre leur objectif. Ils estiment qu’il est « sénile et incapable d’occuper ce poste », « qu’il est un vieux croulant dont on ne peut rien attendre ». Comment prendre un critère de vieillesse pour juger des facultés d’une personne ? Comme si ces mêmes travailleurs ne souhaitaient pas vieillir, eux aussi !

Le piège au Gouvernement du Nouveau départ

On peut se poser la question de savoir ce qui motive à ce point des travailleurs à focaliser l’attention de l’opinion publique sur leur société. Pourquoi, malgré la vacuité de leurs dénonciations, le groupuscule de travailleurs de la Soneb pour qui la tête de leur Dg ne plait subitement plus, fait feu de tout bois pour attirer l’attention des autorités politico-administratives. La réponse est à trouver dans les vilaines habitudes de l’administration béninoise. Jusqu’à un passé récent, il suffisait pour des travailleurs, même une minorité, d’agiter l’opinion contre un Dg pour que ce dernier soit enlevé de son poste. Parfois au mépris du bon sens ! Le populisme recherché et entretenu par les anciens régimes politiques a favorisé la chose. Les anciennes pratiques politiciennes ont exacerbé cette stratégie qui n’a pas profité à l’administration béninoise. Car, elle a toujours mis les Directeurs généraux et toutes les autorités nommées de l’administration en situation d’otages de leurs employés, qui n’hésitent pas à s’adonner à tous les chantages et compromissions possibles à l’égard de leurs hiérarchies. De fait, à la Soneb, les travailleurs de l’entreprise qui donnent de la voix ne sont qu’une partie, non majoritaire, de l’ensemble des travailleurs. Il s’agit des secrétaires généraux de syndicats à qui les syndiqués n’accordent tellement plus de crédits et dont certains ont été désavoués par leurs adjoints immédiats. Mais, qu’à cela ne tienne ! Même sans troupe, ils sont décidés à crier et faire autant de tapage pour attirer l’attention du Gouvernement. A entendre leurs déclarations, ils se disent décidés à aller au bout d’une seule revendication : le départ du Directeur général David Babalola et celui du Président du conseil d’administration, Emile Louis Paraïso. On tomberait des nues, si des travailleurs peuvent se lever du jour au lendemain et forcer la main à un gouvernement aux fins de limoger un Dg et un Pca pour faire leur plaisir. Le régime du Nouveau départ, qui s’est dit soucieux du redressement du pays et de la compétitivité de l’administration, doit faire attention à ne pas tomber dans ce piège. Car, y céder, c’est donner l’exemple à tous les travailleurs de sociétés qui pourraient demander à l’avenir, par caprice, le départ des dirigeants nommés, même compétents. Dès lors, que les têtes de ces directeurs ne plairaient pas à certains de leurs collaborateurs, il suffira à ceux-ci de s’organiser et faire autant de tapage médiatique qu’il faut pour arriver à leurs fins. Si cela advenait, on ne serait plus à l’abri des mouvements sociaux tous azimuts, ni de la politisation décriée de l’administration. Le Gouvernement doit bannir les vilaines pratiques rétrogrades de l’administration béninoise. Seul le Gouvernement nomme et démet, en toute responsabilité un Dg. N’en déplaise à des travailleurs paresseux et qui se plaisent dans la politisation et le clientélisme au sein de l’administration.

A. T.
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