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Inondations au Bénin : L’Anpc aphone, le gouvernement moins actif
Publié le vendredi 30 septembre 2016  |  Matin libre
Inondation
© 24 heures au Bénin par DR
Inondation à Cotonou : des démolitions pour faciliter l’écoulement ds eaux




Le Bénin est confronté depuis quelques semaines aux effets des pluies torrentielles. Des dégâts matériels et même des cas de décès ont été déplorés dans certaines localités. Les difficultés s’accumuleront encore selon des experts. Le gouvernement, lui, semble ne pas encore prendre la mesure du phénomène.

Le gouvernement est visiblement moins intéressé par les problèmes des citoyens. Le mercredi dernier lors de son point de presse hebdomadaire, le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence a éludé le volet social de la gestion des effets des inondations. Il n’y a point de compassions pour les nombreuses personnes victimes de la montée des eaux. Le Conseil des ministres n’a pris aucune mesure pour soutenir les populations vulnérables en cette veille de la rentrée scolaire. Pascal Irénée Koupaki a même minimisé les conséquences des inondations déplorées. Pourtant, la situation n’est pas des plus enviables. A Banikoara, des milliers de case ont été détruites par les eaux. Des pertes en vie humaine ont été signalées. Plusieurs ponts ont cédé à Kouandé complexifiant la mobilité des populations. L’équipe de la Rupture n’a pas daigné descendre sur le terrain pour apporter assistance aux vaillants citoyens qui ont presque tout perdu. Le gouvernement s’est certes intéressé aux conséquences des inondations sur la production agricole en révélant de petites actions (Lire le compte-rendu dans la parution de Matin Libre d’hier). Mais il n’y a pas encore d’actions urgentes pour amoindrir les souffrances des victimes. La situation est d’autant inquiétante que dans les prochaines semaines, d’autres Communes du Sud du pays pourraient être touchées. Dans une interview accordée à Fraternité, il y a quelques jours, le climatologue Placide Clédjo soulignait en effet que onze (11) communes seront sous les eaux. Seulement, depuis l’alerte donnée par le ministre de l’Intérieur, on ne sent plus la présence de l’Etat. Même l’Agence nationale de protection civile (Anpc) se montre moins visible. Alors que l’école ouvre à nouveau ses portes dans quelques jours, l’Anpc est aphone. Même si sur le terrain, il y a eu des simulations dans certaines zones à risques comme Zagnanado et Covè, il n’existe pas de campagne médiatique pour sensibiliser la grande masse sur la prévention des catastrophes naturelles. Le site web de l’agence dirigée par le Contrôleur général de la police, César Agbossaga n’est pas régulièrement actualisé. Il ne renseigne d’ailleurs pas sur les évènements malheureux de Banikoara et de Kouandé. Les effets des inondations sont incommensurables. Le gouvernement et toutes les structures impliquées dans la prévention et la gestion des catastrophes devront changer de stratégies. La situation économique nationale est déjà bien morose. Abandonner les populations à leur sort, c’est les faire souffrir doublement.

M. M
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