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Abdoulaye Gounou, à propos du budget exercice 2017 : « Ce n’est pas un fantasme. C’est un budget réaliste »
Publié le jeudi 13 octobre 2016  |  Fraternité
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© Autre presse par DR
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Le député Abdoulaye Gounou s’est prononcé hier sur l’émission Actu Matin sur le Projet de budget de l’Etat exercice 2017, transmis au parlement. Pour l’élu de la 4e circonscription électorale, ce budget est l’expression de la vision du Chef de l’Etat Patrice Talon, pour un Nouveau départ.

Quelle est l’intention politique qui se cache généralement derrière la confection d’un Budget ?
Un budget est l’expression financière de la politique gouvernementale. C’est le budget qui véhicule les grands axes de la politique du Chef de l’Etat. Le Budget est révélateur de la politique gouvernementale sur tous les plans. Chaque gouvernement, en rapport avec sa vision, élabore son budget.

Quels sont les critères auxquels répond un budget ?
Il y a d’abord, sur le plan technique, l’environnement économique et le principe de sincérité. En 2016, le Gouvernement a introduit un collectif budgétaire à l’Assemblée nationale parce qu’il a estimé que les prévisions n’étaient pas sincères et réalistes, eu égard à la conjoncture d’alors. Les prévisions doivent pouvoir s’arrimer à la dynamique économique de l’année. La Direction Générale des Affaires économiques, les directions techniques du ministère du développement, jouent un rôle essentiel pendant l’élaboration. Tous ceux-là permettent d’avoir les agrégats économiques, les repères de prévision. Un budget, c’est une prévision. Le Budget est actuellement établi à 2010 milliards. Pour moi, ce n’est pas un fantasme.

Est-ce que le contexte politique et l’environnement économique permettent de faire des prévisions exagérées ?
Ça dépend de ce que le Gouvernement envisage. Lorsque vous prenez ce budget de 2010 milliards, une partie sera mobilisée à travers le secteur privé. Nous avons voté la loi sur le Partenariat Public Privé qui traduit la volonté du Gouvernement de se doter de l’instrument juridique qu’il faut pour pouvoir exécuter ce projet de budget. Désormais, en grande partie, nos investissements seront faits en mode Partenariat Public privé (Ppp). Le Chef de l’Etat nous a dit, lors d’une audience, que c’est des prévisions sincères. Et moi, j’y crois eu égard au mode du Ppp qui, désormais, sera le principal vecteur des investissements de notre pays. La chose est possible. C’est une question de la dynamique de mobilisation, de la faculté de mobilisation des ressources.

Quelle était la contribution du Gouvernement avant l’avènement de cette loi sur le partenariat public privé ?
L’ancien régime se fondait beaucoup plus sur les ressources de l’intérieur et les financements directs des bailleurs de fonds par rapport aux infrastructures sous forme de prêt généralement. Qu’il vous souvienne que le Bénin utilisait les PPP sans avoir de cadre légal. C’était une pratique qui était établie. Un PPP sans cadre légal, sans base légale. Ce n’était pas une option de l’ancien régime. C’est maintenant que cela est devenu une vraie option qui s’est traduite par le vote d’une loi. Dans tous les pays du monde, le secteur privé constitue un levier de développement. Combien avons-nous comme ressources nationales ? La douane et les impôts s’élèvent à peine à 1000 milliards de Francs Cfa.

Et le coton ?
Le coton, c’est un autre débat. Pour avoir été Conseiller technique du ministère des finances pendant des années, je sais ce qu’il y a un peu dans le coton. Peut-être que le coton peut reprendre maintenant. La loi va attirer des investisseurs qui vont s’intéresser à notre pays. Et d’ici à là, il y aura plus d’infrastructures. En plus, l’Etat ne peut payer, ni encaisser un rond qu’en vertu d’une loi de finances. Donc, il fallait formaliser tout cela dans une loi de finances pour attirer plus d’investisseurs au Bénin.

Qu’est-ce que le Ppp pourra engendrer comme amélioration ?
Je salue l’initiative du Gouvernement qui a bien voulu doter notre pays de cet arsenal juridique pour donner un coup de pouce à l’investissement étranger. Il faut dire que cette loi permet de rompre avec un passé. On pratiquait les PPP et on ne savait pas sur quelle base on les pratiquait. Aujourd’hui, cette loi a instauré un cadre institutionnel de la direction des Ppp. Dès lors que le Chef de l’Etat va promulguer la loi, après les contrôles d’usage du juge constitutionnel, il y aura la mise en place du cadre institutionnel de la direction des Ppp. Ensuite, il y a les procédures. Et enfin, cette loi a prévu la gestion proprement dite des Ppp. Donc, c’est une loi révolutionnaire qui existe dans presque tous les pays sérieux. Il y aura également la veille administrative pour suivre l’exécution de ces marchés pour éviter les éléphants blancs.
Karim O. ANONRIN
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