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Bohicon, Abomey… : Recrudescence des crimes de sang et actes crapuleux
Publié le jeudi 27 octobre 2016  |  La Presse du Jour




La situation retient toutes les attentions. Autorités locales, responsables chargés de la sécurité, populations et autres ne savent plus où se donner de la tête. Dans le département du Zou, l’insécurité a atteint des proportions inquiétantes. Les braquages courants auxquels des solutions n’ont pas encore été trouvées ont fait place à des actes carrément crapuleux et des crimes de sang. Bohicon, Abomey…comptent leurs morts presque tous les jours.
Presque toutes les semaines, des individus sans foi ni loi tuent, violent et agressent sans crier gars dans le Département du Zou. Djimè, dans la commune d’Abomey a été au cours de la semaine écoulée le théâtre de deux agressions sauvage. La première a été perpétrée sur la personne d’un conducteur de taxi-moto. Il a été retrouvé mort dans les buissons non loin des ruines de la Brasserie IBB-Tassor. Quelques jours après ce crime, c’est le corps d’un jeune-homme qui a été retrouvé dans l’une des citernes à ciel ouvert de la même brasserie. Selon des témoignages « ce lieu est dangereux car constitue le repère de fumeurs de chanvres indiens et autres stupéfiants ». « C’est une jungle au cœur de la ville d’Abomey », rapportent d’ailleurs certains.
La série noire n’a pas épargnée la comme de Bohicon administrée par Luc Atrokpo. Ici aussi, des individus sans foi ni loi donnent l’insomnie aux paisibles populations. Ils s’illustrent tant dans braquages que dans des crimes à la limite passionnels et crapuleux. Au petit matin du lundi 24 octobre 2016, les populations du quartier Manabouè se sont réveillées avec une découverte macabre. Elles ont découvert dans un buisson le cadavre d’une jeune dame fortement ligotée, battue à sang et sexuellement mutilée. L’auteur de ce crime crapuleux est connu. Il s’agit du mari de la victime. Après avoir commis son forfait, il aurait appelé son beau-père (le père de la victime) pour lui demander d’aller récupérer le corps de sa fille dans les buissons de Manabouè. Après cela il a pris la clé des champs. C’est du moins ce qui ressort des déclarations faites par le père de la victime qui a confié aux hommes des médias que c’est vers 23 heures dans la nuit du 23 octobre 2016 qu’il a reçu le coup de fil de son beau-fils lui demandant de lui envoyer sa fille pour aller réclamer chez un débiteur une dette. Si on s’en tient à ces déclarations, le crime aurait donc été commis dans la nuit profonde. Venus sur les lieux, les responsables chargés de la sécurité dans la ville de Bohicon ont fait le constat d’usage. Une enquête a été aussi ouverte pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce crime crapuleux.
Face à ces crimes répétés, les autorités locales et celles chargées d’assurer la sécurité des biens et des personnes dans ces deux communes du Zou ne sont pas restées les bras croisées. Elles en appellent à la France collaboration des populations pour l’important rôle qu’elles ont à jouer dans l’inversion de cette courbe d’insécurité qui commence par inquiéter plus d’uns.
Affissou Anonrin
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