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Budget de l’Etat exercice 2017 : Remarques sur les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes
Publié le mercredi 9 novembre 2016  |  Matin libre
Le
© Autre presse par DR
Le premier Conseil des ministres du gouvernement du président Patrice Talon se tient ce mercredi 13 avril au palais de la Marina à Cotonou




Le Budget de l’Etat exercice 2017 à la loupe. C’est l’œuvre d’anciens ministres du gouvernement défunt qui, secteur par secteur, décryptent la vision du gouvernement de la Rupture. Des observations et questionnements, il ressort qu’il y a peu de projets nouveaux et au même moment, le gouvernement s’acharne à supprimer des acquis sur le plan social tels que le RAMU, les postes de contractuels, la gratuité des filles, etc.

Lire l’intégralité des observations faites dans le domaine des infrastructures routières, ferroviaires et aériennes.

1. Observations générales

• Le PIP 2017 est estimé à 808,317milliards pour un total de 291projets dont 198 projets anciens contre 93 projets nouveaux soit un taux de 68% de projets anciens.
• Le budget 2017 est anti social
 Suppression RAMU
 Suppression des postes de contractuels
 Gratuitédes filles supprimée
 Création de taxes d’entretien des infrastructures variant de 20 mille à60 mille francs par véhicule
 Environ 6 milliards pour subventionnerl’agriculture

Question

Avec 68% de projets anciens comment peut-on justifier les séries de suspension, d'annulation de contrats de marchés, impact négatif sur la gouvernance - Empois en 2016.

2. Observations spécifiques sur le PIP Infrastructures Routière

• Pour l’exercice 2017, le PIP du secteur des infrastructures et des transports est estimé à 158,985 milliards dont 103, 485 de contrepartie béninoise (BN) soit un taux de 65,08%.
• Projets en cours d’exécution reconduits
 Djrègbé-Dja-Owodé
 Parakou-Djougou
 Frontière Togo – Tchetti – Savalou et Logozohouè – Glazoué
 Bétérou – Tchaourou – Kassiola
 Traversée urbaine de Parakou
 Comè-Lokossa-Dogbo et Zounhè-Athiémé
 Route des pêches phase 1 et 2
 Contournement de la ville de Natitingou
 Pont de Tovegbamè sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Kpédékpo
 Kétou-ldiqny-lqbodla-Savè
 N'Dali-Nikki Chicandou - Biro-Pèrèrè
 Akassato-Bohicon
 Pahou-Ouidah- Illacodji
 Kandi-Ségbana-Frontière du Nigéria
 Pont sur le fleuve Affon au Pk 14 sur l’axe Djougou-Pehunco
 Désenclavement des localités : ponts métallique
 Pistes rurales pour transfert aux Communes
 Pistes coton
 Programme d’Appui au Sous- Secteur Transport Rural (PASTR)
 Poste de contrôle Juxtapose de Sèmè-Kraké
 Pont sur le fleuve Mono Athiémé -Agonmey-Glozoun
 Extension poste Péage-Pesage de Houègbo
 Pont sur le bafond de Womey : disposition prise avec Union Européenneaprès voyage de l’ancien Président à Bruxelles. (Financement déjà acquis par l’UE)
 Construction d'une liaison Autoroutière entre le carrefour Sèmè et Porto-Novo et construction d’un pont sur la lagune de Porto Novo (concession)
• Nouveaux projets
 Aménagement de voie en béton pour trafic portuaire Port-Supermarché EREVAN


3. Conclusion

• Le PIP 2016 a été reconduit pratiquement sans changement
• Les projets du PPP ne figurent pas dans le PIP 2017. La loi sur le PPP ne permet plus aux Députés d'exercer un contrôle a priori, ils reçoivent les projets PPP àtitre d'information. Grand risque de mal gouvernance.
• Suivant le Conseil des Ministres du vendredi 04 novembre 2016, trois entreprises ont été autorisées à contracter des projets «PPP» avec le Gouvernement pour un linéaire total de 600 km. Du flou sur la liste des projets concernés.Voici les contrats que l’ancienrégime avait signés avec les entreprises concernées.

 Entreprise SOGEA SATOM
 BETEROU-TCHAOUROU -FRONTIERE DU NIGERIA (76 KM) ET LA CONSTRUCTION D'UN PONT SUR LE FLEUVE OKPARA
 SAVE - OKEOWO (27 KM)
 Entreprise EBOMAF
 En voie de signature :(Banikouara- Kérou- Ouassa-Pehunco- Kouandé – Natitingou- Boukoubé); (Pehunco-Djougou); (Pehuco- Forbouré – Sinendé- Berrouboué)
 AMENAGEMENT ET BITUMAGE DES ROUTES TANGBO-ZE (17 KM) ET OUEGBO- TOFFO (12,25 KM)
 MISSESSINTO-ZINVIE-SEDJEDENOU-ZE (32 KM) ET RNIE1(COCOCODJI)-HEVIE- OUEDO (9 KM) ET OUEDO- CALAVI KPOTA (12,2 KM)
 DJOUGOU-PEHUNCO-KEROU-BANIKOARA (212 KM) : retour vers la BAD pour son financement : sous l’ancien régime et à sa demande3 missions BAD d’évaluation ont été diligentées.
 DASSA-SAVALOU- DJOUGOU (255,732 KM) ET LES BRETELLES BASSILA –MANIGRI (9,300 KM), PREKETE- FRONTIERE TOGO (0,800 KM) ET BASSILA- FRONTIERE TOGO (4,700 KM)
 Enterprise STEFANUTTI STOCKS AND EARTHWORKS
• TOFFO - LALO - AGBANGNIZOUN - BOHICON ET AGBANGNIZOUN - ABOMEY ET BOHICON - TINDJI- ZAKPOTA (103 KM)
• PARAKOU-KIKA-KABO (60KM)
• Parakou – Pèrèrè – Nikki – Kalalé – Ségbana (entreprise tunisienne)
• PORTO - NOVO - POBE -OBELE (77,221 KM) ET BRETELLE ZIAN - IGOLO - FRONTIERE NIGERIA (12,094 KM)
• POBE - ADJAOUERE -OUINHI (22,10 KM)
• KETOU - IDIGNY - IGBODJA - SAVE (83,017 KM) ET BRETELLE OMOU - ILLADJI - MOSSOUKAGBE (27,00 KM) : risque d’abandon de ce projet : l’ancien Chef de l’Etat avait fait trois voyages auprès de la PrésidenteRoussefDilma pour obtenir son accord (coût 103 milliards). Cependant crise politique au Brésil.

Autre hypothèse retenue par l’ancien régime: mise en concurrence, ce projet a été attribué à la société Sud-Africaine qui dispose déjà du financement réalisable avant paiement : coût environ 70 milliards de FCFA y compris les frais liés aux :

 Dédouanements
 Déplacementdes réseaux
 Coûts de mission de contrôle.

• ROCADE DE PORTO NOVO (SECTION 1) : BEAURIVAGE-DEBUT CINQUANTENAIRE EN 2 X 2 VOIES PRENANT EN COMPTE LE PONT DE ZOUNVI ET LA RUE DES MANGUIERS MENANT A L'ASSEMBLEE NATIONALE
• KOKORO - TCHALA - OGOI - ANSEKE (06 KM) ET ANSEKE - OUESSE - IKEMON - KILIBO (52 KM)

4. AUTRES OBSERVATIONS

PROGRAMME ROUTIER- AUTO ROUTIER- AUTO PONTS
La route de la croissance inclusive créative d’emplois passe par le développement de la route.
 Nécessité de libérer les contrats sur le programme routier sous le régime de semi-concession pour soulager à court terme le budget.
 Lancer un vaste programme de construction de péages à gestion privée sous le régime de concession au lieu de lever les impôts sur les véhicules
 Inclure les projets sous le régime de concession en cours de préparation sous le régime sortant avec les partenaires comme EIFFAGE qui ont transformé certaines métropoles africaines comme DAKAR
• PROJET : Auto-ponts aériens (CARREFOUR TOYOTA, CARREFOUR BENINOISE, CARREFOUR SEME PODJI)
• Projet Autoroute (carrefourSèmèPodji– Porto Novo – Sakété – Pobè- Kétou – Hilara)
• Pont sur la lagune de Porto novo
Pour ce faire, renforcer la loi sur le PPP en y incluant clairement le régime de concession. L’actuelle loi sur le partenariat récemment voté par l’Assemblée Nationale est floue sur les régimes appropriés de PPP véritablement avec impulsion sur la croissance-empois dans notre pays.

RESEAU FERROVIAIRE(mise en concession)

QUEL AVENIR SUR LE PROJET DU SIECLE DU REGIME SORTANT (Le projet du réseau ferroviaire Niamey- Parakou – Cotonou – Lagos; Cotonou- Lomé) ?

Nécessité de relancer ce projet dans la transparence et en insistant sur le volet Ecartement Standard.
Le tronçon de 140 km réalisés depuis Niamey fait déjà partie du patrimoine de l’OCBN donc à la charge partielle du contribuable béninois.
L’évacuation des ressources minières du Niger et du BENIN par le port de Cotonou nécessite la relance de ce projet ferroviaire de standard international. L’avenir de notre Port en dépend. L’avenir des transactions de biens et services depuis les pays de l’hinterland (Niger notamment) et du Nord du Nigeria en dépend.

COMPAGNIE AERIENNES

Reprendre aussi avec les privés de notre communauté les Nigérians en particulier le projet entamé par le régime sortant, le projet de création d’une compagnie aérienne Cotonou-Lagos - Abuja- Niamey- Ouaga- Abidjan- Cotonou.

Aéroports

1. Faire renaitre l’aéroport de Cadjèhoun (en concession). Déjà l’ANAC doit moderniser le projet conçu par l’ancien régime relatif à la reconstruction du guichet «Départ». Avec les ressources de gestion de l’aéroport, l’ancien régime a déjà avec ASECNA environ 9 milliards. Le régime de la rupture a bloqué les travaux.

2. La gestion du PROJET GLO DJIGBE est encore opaque. Le régime sortant a entamé les négociations avec des privés : Chine- Afrique du sud – Groupe BOUYGUES. Accélérer ce projet ouvrant l’ère d’un grand aéroport international avec satellites à l’instar des infrastructures types de certaines métropoles africains : Lomé- Abidjan- Libreville – Dakar etc.

3. L’aéroport de Tourou
a) Lenteur des travaux. Du gâchis. Ouvrir rapidement cet aéroport au trafic. Le tronçon de 2400 m est prêt : l’entreprise «SYNERGIE AFRIQUE» a terminé ses installations. A la SBEE de poser ses compteurs.
b) Diligence de COLAS
Nécessiter d’imposer un rythme accéléré à COLAS pour achever la piste additionnelle de 900 m. la suspension des travaux relève d’une mesure anti-économique. Espérons que le délai contractuel de réception totale de cet ouvrage prévu pour avril 2017 sera respecté (Aéroport international avec 3300m)
c) Ne pas négliger les travaux d’accompagnement c’est à dire les bâtiments pour les services d’accompagnement (Police –Douane- Gendarmerie/ le financement est déjà acquis : BOA + ECOBANK)
d) Gestion
Cet ouvrage deTourou aura coûté au contribuable environ 65 milliards de nos Francs. Penser à une gestion privée avec possibilité de construction par concession des satellites.

L’aéroport de Tourou est une vision pour gérer la décongestion des aéroports de Cadjèhoun et du futur Glo-Djigbé. L’aéroport de Tourou est le prolongement naturel du port de Cotonou en matière de décongestion et d’émergence.

Transformons le BENIN et rendons le Bénin plus grand encore au service des citoyens de notre sous-région et du monde.
Au total, l’avenir du Benin dans sa vision du Pays émergent dépend de la qualité et de la consolidation du cadre réglementaire de mise en œuvre des contrats de partenariat Public privé. Pour le moment l’Assemblée Nationale a voté une loi sur le partenariat et non une sur loi «PPP» en matière d’infrastructures.

Anciens Ministres du régime sortant
Amis du Benin
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