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Fermeture des espaces de liberté : Les professionnels des médias disent non au diktat de la Haac
Publié le lundi 16 janvier 2017  |  Matin libre
Marche
© aCotonou.com par TOP
Marche de protestation des organisations syndicales contre la violation des libertés publiques
Vendredi 27 Décembre 2013 : La marche des organisations syndicales pour protester contre la situation socio-économique est réprimée par les forces de l’ordre Photo : (En rouge) Paul Issè Iko, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin




Annoncé pour se tenir à l’intérieur des locaux de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le sit-in des professionnels des médias, en protestation contre la fermeture de Soleil Fm, Eden Tv, E Télé et autres, a finalement lieu à la Bourse du Travail. Et pour cause, au petit matin de ce vendredi 13 janvier 2017, le jour du sit-in, le président de la Haac Adam Boni Tessi a informé le président de l’Upmb Franck Kpochémè de ce que les portes de la Haac seraient fermées aux professionnels des médias. Ainsi, arrivés sur les lieux aux environs de 7h, les professionnels des médias ont fait face à un impressionnant dispositif sécuritaire qui les a éconduits et les a suivis jusqu’à la Bourse du Travail.

Une fois dans la maison des syndicalistes, les professionnels des médias, bandeau noir sur le front, au bras ou sur la bouche, ont dénoncé avec des chants et slogans hostiles à l’autorité de régulation, la fermeture depuis plus d’un mois déjà de 5 organes de radios et de télévisions. Sur les pancartes et bandérole, on pouvait lire des messages tels que : « Libérer Soleil Fm, Eden Tv, E Télé », « Médias fermés, Rupture en Danger » ou encore « Non à la fermeture des espaces de liberté, non au chômage des journalistes ». Dans sa déclaration, le Président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) Franck Kpochémè a souligné que les journalistes ont déjà fait preuve de sagesse en observant le maximum de patience devant une situation chaotique. Mais étant donné que le président Adam Boni Tessi n’est pas prêt à entendre raison, ils ont décidé de se faire entendre. « En organisant le sit-in de ce jour, vendredi 13 janvier 2017, nous exigeons une réouverture sans délai et sans condition des organes victimes de l’excès de zèle d’un Président de la Haac qui doit être le seul à connaître les motivations réelles de sa décision », a-t-il laissé entendre. Les journalistes ont reçu le soutien des secrétaires généraux de la Cstb, la Sca, la Cosi et du Cgtb, de même que du juriste Prince Agbodjan qui a affirmé être venu pour réclamer son droit à l’information.

Dans une interview accordée à l’Ortb dans la même journée, le président de la Haac Adam Boni Tessi est revenu sur les raisons qui l’ont amené à fermer les portes de la Haac aux professionnels des médias. Il affirme n’avoir reçu que la veille le courrier annonçant le sit-in alors qu’il lui fallait un délai de 72h pour prendre des mesures sécuritaires, étant donné que la Haac se situe dans une zone portuaire qui, selon lui, est à haut risque. Aussi, tout en regrettant le fait que les associations faitières ne se sont pas rapprochées de la Haac pour connaître de l’évolution du dossier, il a laissé entendre qu’une commission est déjà en train d’étudier le cas des organes suspendus et devra donner son rapport cette semaine. Ces justifications sont balayées par le président Franck Kpochémè pour qui le président Adam Boni Tessi a fait économie de vérité. Il affirme avoir envoyé le courrier le mercredi 11 janvier, soit 72h avant le sit-in. Il ne comprend pas que le président de la Haac qui, depuis quelques jours ne répondait plus aux appels, ait attendu le jour du sit-in pour l’appeler au petit matin lui notifiant que les portes de la Haac seraient fermées aux professionnels des médias. Les professionnels ont pris encore rendez-vous pour ce mercredi 18 janvier pour un sit-in géant avec le soutien des confédérations et centrales syndicales.

B.H
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