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Sortie sélective du « porte-parole » du gouvernement : Djogbénou doit se taire ou démissionner
Publié le jeudi 2 fevrier 2017  |  Matin libre
Joseph
© aCotonou.com par Didier Assogba
Joseph Djogbénou, ministre de la justice de la législation et des droits de l`homme.
Les 100 premiers jours du Président Patrice Talon au pouvoir.Causerie débat initié par la fondation Friedrich Ebert. Cotonou, le 13 juillet 2016. Soirée politique sur les 100 premiers jours du Président Patrice Talon au pouvoir




Le gouvernement de la Rupture pèche par manque de réaction prompte sur les sujets brûlants de l’actualité. A tel enseigne qu’on doute de l’existence d’un porte-parole du gouvernement. Pourtant, il en existe bel et bien un et il répond au nom de Joseph Djogbénou, Garde des sceaux, ministre de la Justice. Mais pour un porte-parole, Joseph Djogbénou sélectionne plutôt les sujets sur lesquels, il porte la voix du gouvernement. Dans l’affaire 18kg de cocaïne retrouvée dans l’un des containers de la société de Sébastien Ajavon, le porte-parole, après moult interpellations, a fini par se prononcer sur le dossier. « C’est une affaire de justice et non une affaire politique », avait-il affirmé. On peut conclure que cette sortie arrangeait le gouvernement. L’autre sortie du porte-parole est relative à la polémique en cours sur l’interdiction de l’expression de la foi dans les rues. Venant au secours du préfet du Littoral, Joseph Djogbénou a enfoncé le clou en élargissant l’interdiction à toutes les autres confessions religieuses. Cette sortie est moins réussie puisqu’elle n’a fait qu’en rajouter à la polémique. Outre la communauté musulmane, le gouvernement, par cette sortie, s’est mis à dos l’église catholique et les religions endogènes.

Mais il y a d’autres sujets, pas moins importants sur lesquels le porte-parole a gardé jusque-là un silence de cimetière. L’affrontement entre fidèles de Banamè et populations d’Abomey n’est-il pas un sujet qui mérite l’attention du gouvernement ? Il en est de même du drame qui a frappé des ‘’daagbovi’’ de Porto-Novo et qui a causé la mort de 5 fidèles de l’église de Banamè. Il est vrai que le ministre de la Santé s’est rendu sur les lieux. Mais qui mieux que Joseph Djogbénou, porte-parole, de surcroit ministre de la justice pour dire la position officielle du gouvernement dans ces deux dossiers. Surtout qu’à Abomey comme à Porto-Novo, les faits nécessitent l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités. Mais Joseph Djogbénou n’a pas jugé opportun de porter la parole du gouvernement sur ces drames. C’est à croire que les événements qui ont occasionné des dégâts matériels importants à Abomey et des pertes en vies humaines à Porto-Novo ne sont pas plus importants que l’affaire de 18kg de cocaïne ou l’interdiction de culte sur l’espace public. Si Joseph Djogbénou n’a pas la liberté de s’exprimer sur tous les sujets brûlants qui interpellent le gouvernement, autant se taire ou démissionner.

Worou BORO
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