Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aCotonou.com NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Interdiction de l’Ag des étudiants vendredi dernier : Les étudiants contraints au respect de la décision gouvernementale ?
Publié le lundi 20 fevrier 2017  |  Matin libre




L’Assemblée générale des étudiants prévue pour se dérouler, vendredi 17 février 2017, hors du campus précisément à l’hôtel “Le Refuge“ n’a pu se tenir. Les étudiants ont été simplement dispersés par les éléments de la police nationale. Si pour plusieurs observateurs, il s’agit du bâillonnement des libertés, il faut reconnaitre que l’Ag a été convoquée par des organisations estudiantines déjà suspendues par le gouvernement. Les forces publiques seraient donc intervenues pour contraindre les étudiants au respect de la décision gouvernementale…


En effet, l’intervention des forces de l’ordre pourrait bien se justifier par le fait que l’Assemblée générale ait été convoquée par des organisations estudiantines alors que celles-ci sont toujours suspendues et interdites d’activités par le gouvernement. De ce fait, les responsables étudiants seraient donc en train de vouloir braver une décision gouvernementale. Contrairement aux interprétations faites par plusieurs observateurs des faits, les manifestants ont été contraints au respect d’une décision du gouvernement. On aurait cependant parlé de bâillonnement des libertés si la présente Ag était convoquée par des individus étudiants et non par des organisations toujours suspendues et interdites d’activités jusqu’à nouvel ordre. "Nous étions bien partis pour tenir la conférence quand à vingt (20) minutes de son démarrage la police a envahi les lieux. Ils sont entrés dans la salle réservée pour la conférence, nous ont demandés de sortir. Ils ont envahi l'hôtel et nous ont forcés à sortir. Ils étaient munis de plusieurs pick-up, des camions d'eau chaude." "Nous avons obtempéré tout en restant au bord des voies pour livrer un message à la presse qui nous attendait. Là encore, ils nous ont empêchés en nous aspergeant d'eau chaude et des poursuites. Ils m'ont poursuivi moi jusqu'à la hauteur de Godomey où j'ai pu me sauver" a déclaré le “président“ de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb), Prince Boris Aké. C’était donc la débandade dans le rang des étudiants. Pour Nicolas Zinsou de l’Uneb, c’est leur devoir de réclamer ce qui leur revient de droit. Rappelons que la présente Assemblée générale avait été convoquée pour dénoncer certaines décisions du rectorat notamment celle relative à l’interdiction d’accès au campus aux 21 étudiants exclus pour cinq ans de l’Université d’Abomey-Calavi. Ceci, à travers la note de service n°2017/467/UAC/SG/AC/SHR du 9 février 2017 portant interdiction de présence de tout étudiant exclu d’un établissement de l’Uac. L’objectif de cette mesure, selon les autorités rectorales, est de maintenir la sécurité des personnes et des biens. Selon certains usagers de ce lieu du savoir, cette décision est la suite de l’incident de fusillade qui a opposé devant les tribunaux, Habib Ahandessi un des étudiants exclus, et Marius Hounsi le chargé de mission du recteur. Une mesure qu’entendent braver certains responsables étudiants. Notons que des sanctions disciplinaires avaient été prononcées à l’encontre des 21 étudiants pour des mouvements d’incitation au boycott des compositions, l’instauration d’un climat de trouble en salles d’examens, de violence préméditée et d’incitation à la violence, au terrorisme et à agression caractérisée. Ils entendent désormais tenir leur conférence de presse à la Bourse du travail afin peut-être de bénéficier du soutien ou encore de la couverture des centrales syndicales.

Aziz BADAROU
Commentaires