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Libération des espaces publics : Une résidence à Titre foncier arbitrairement cassée à Pahou
Publié le mercredi 15 mars 2017  |  Matin libre
Opération
© aCotonou.com par Didier Assogba et Didier Kpassassi
Opération de déguerpissement à Cotonou.
Cotonou, le 04 Janvier 2017. Opération de déguerpissement à Cotonou à Aïbatin




Adjarra-Sèmè, arrondissement de Pahou, commune de Ouidah ce lundi 13 mars 2017. La résidence du sieur Isholla Olatoundji, guérisseur traditionnel, qui se trouve au bord de la voie Pahou-Tori est dans un état piteux. Sur les lieux, un engin caterpillar est en plein ouvrage d’évacuation des gravats. La quantité montre qu’il y a quelque chose d’anormal qui s’est passée. A vue d’œil, les agents envoyés par le préfet de l’Atlantique dans le cadre de l’opération de libération des espaces publics sont allés plus loin qu’il ne fallait. Excès de zèle ou simple désir de nuire à un citoyen ? Selon les explications du propriétaire, le sieur Isholla Olatoundji, cela fait déjà un moment qu’il fait objet d’acharnement de la part des forces de l’ordre. Il en est désormais plus convaincu d’autant plus qu’elles ont opéré sur injonction de gens tapis dans la foule qui leur indiquaient jusqu’où elles devront casser.

01a 99ca, c’est l’espace détruit de la résidence de Isholla Olatoundji, une résidence construite sur une surface totale de 13a 50ca et qui dispose d’un Titre foncier Réf N°1412 acquis depuis 2002. Et pourtant la résidence, selon les explications du propriétaire, n’était plus dans l’emprise de l’espace public.« La première fois qu’ils sont venus, ils avaient marqué au rouge les endroits à démolir. Donnant l’exemple du bon citoyen, j’ai moi-même cassé ces endroits et les réaménagés. J’étais là mardi dernier quand subitement, ils m’ont appelé pour dire qu’ils s’étaient trompés dans le marquage et que la devanture de ma maison, qui servait de bar , allait être entièrement cassée », ainsi s’exprimait Isholla Olatoundji tout désabusé. Le lendemain à 08h une horde de policiers et gendarmes a investi sa maison lui notifiant qu’il avait 10 minutes pour dégager les objets de valeur. Il n’avait pas fini d’en discuter quand le gros engin a foncé dans son dépôt de boissons, écrasant tout sur son passage. Après le 1er réaménagement fait par le propriétaire lui-même, le bar était à 12 mètres de la voie contre 10 mètres prévus selon les explications des mêmes agents. Isholla Olatoundji ne comprend donc pas ce qui peut justifier cette démolition. Et même si cela était indispensable, il pensait qu’on devrait lui donner le temps de réaménager lui-même à nouveau, étant donné qu’il dispose d’un Titre foncier et qu’il avait déjà montré sa bonne foi. « Dans quel pays sommes-nous si l’Etat foule au pied un document qu’il a lui-même délivré ? », s’est-il demandé

La thèse de l’acharnement

Aux dires du propriétaire de la résidence, ce n’est pas la 1ère fois qu’il est fait objet d’acharnement de la part des forces de l’ordre. Le 21 décembre 2016, c’est ainsi que des hommes en uniforme, sans mandat, sont venus perquisitionner sa maison à 4h du matin soi-disant sur plainte d’un citoyen qui aurait constaté la disparition de son enfant. Ils ont tout fouillé dans la maison, ses couvents, sa chambre à coucher et ont tout mis sens dessus dessous sans rien trouver. Le lendemain matin, il dit s’être rendu à la brigade pour demander l’identité de la personne qui le soupçonne de trafic d’enfant afin de porter plainte à son tour. Depuis, la personne est portée disparure et on le tourne en rond.

Isholla Olatoundji affirme être convaincu que le Chef de l’Etat Patrice Talon est sans doute venu faire du bon travail mais qu’une fois sur le terrain, ses instructions ne sont pas respectées. Les agents en mission se laissent allés à des excès, guidés par des considérations autres que le besoin d’assainissement.


B.H
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