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Les acteurs impliqués dans la lutte contre la fièvre Lassa dans le Couffo formés sur les mesures préventives des fièvres hémorragiques à Aplahoué
Publié le vendredi 17 mars 2017  |  ABP
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© Autre presse par DR
Lancement du projet LOGIVAC+ pour le déploiement du système de logistique optimisé au Bénin
Cotonou, Azalaï Hôtel. Lancement du projet LOGIVAC+ en présence du Dr Pascal DOSSOU TOGBE, ministre de la santé et de Dr Anne VINCENT, Representante de l`UNICEF au Bénin.




Le service départemental de la santé publique et de la médecine traditionnelle des départements du Mono et du Couffo a sensibilisé mercredi, à la salle de réunion de la Préfecture d’Aplahoué, les leaders d’opinion, élus locaux, chefs religieux praticiens de la médecine traditionnelle, restaurateurs et chasseurs du Couffo sur les mesures de préventions des fièvres hémorragiques à virus Lassa.

C’est suite aux récents cas de fièvres à virus Lassa enregistrés dans la partie septentrionale du Bénin qu’il est organisé la présente séance de sensibilisation afin de parvenir à mobiliser ces cibles autour des activités de lutte contre les fièvres hémorragiques.
Pour Richemin Akplogan, médecin et chef service départemental de la santé publique et médecine traditionnelle dans les départements du Mono et du Couffo, lorsqu’on connaît le réservoir du virus et quand on sait la gravité de la maladie, il est important de pouvoir porter l’information à toutes les couches sensibles concernées pour que des mesures soient prises pour éviter que la maladie ne se propage.
Selon le communicateur, la fièvre hémorragique virale de Lassa est une maladie aigue qui survient en Afrique de l’Ouest. D’origine animale elle est causée par un arénavirus, nommé virus de Lassa et peut se transmettre à l’homme par plusieurs voies notamment par la manipulation ou la consommation des aliments contaminés par les selles et l’urine du rat multi-mamelle vivant à l’intérieur ou autour des habitations. Elle se transmet également par le contact avec les secrétions biologiques d’une personne infectée, l’utilisation des objets souillés par les liquides biologiques d’une personne suspecte ou malade.
Toujours selon le médecin Akplogan, dans 80% des cas environ, l’infection humaine reste asymptomatique et pour les autres on observe une atteinte sévère de plusieurs organes tels que foie, rate et reins.
Pour éviter d’attraper la maladie, le communicateur a exhorté la population à bien protéger les restes et réserves de nourriture dans les maisons, ne pas toucher le corps d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre Lassa et les agents de santé à respecter les précautions standards de la prévention des infections.
Il est à préciser que les restaurateurs et chasseurs participants à cette séance de sensibilisation ont la lourde responsabilité de restituer à leurs pairs les informations reçues. Quant aux élus locaux, leaders d’opinions et chefs religieux il leur revient de partager l’information avec toute la communauté pour que des cas de la fièvre Lassa ne s’enregistrent pas dans les départements du Mono et du Couffo. Pour ce faire une feuille a été élaborée et précise les différentes activités à mener par les deux groupes de participants.
Il faut souligner que depuis 2014 le Bénin a déjà enregistré 51 décès sur les 72 cas analysés et confirmés atteints de cette maladie.


ABP/CBA/TB
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