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Tribune Libre de l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin : Mettre Définitivement Fin au Paludisme est un Investissement Sûr
Publié le mardi 25 avril 2017  |  Autre presse
Madame
© Autre presse par DR
Madame Lucy Tamlyn : Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin




Des progrès mondiaux ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme depuis l’an 2000 et le gouvernement des États-Unis a joué un rôle clé dans cette réalisation. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que plus de 6,8 millions de décès dus au paludisme ont été évités dans le monde entre 2001 et 2015, principalement chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.
Alors que nous commémorons la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme le 25 avril, nous célébrons ce succès. En tant que principal donateur au Fonds Mondial, les États-Unis s’engagent à collaborer avec leurs partenaires pour intensifier les efforts afin de mettre définitivement fin au paludisme. Nous saluons le gouvernement du Bénin pour son engagement récent à augmenter les dépenses dans le secteur de la santé à hauteur de 15% du budget national total, afin de soutenir la lutte contre le paludisme et le renforcement du système intersectoriel de santé.
Le Bénin a maintenant l’un des pourcentages les plus élevés en matière d’utilisation de moustiquaires en Afrique subsaharienne, ceci permet de sauver des milliers de vies de jeunes enfants et est le résultat direct de l’investissement collectif et de la coopération entre le gouvernement, les communautés, les donateurs et les partenaires.
Pour sa part, le gouvernement des États-Unis a démontré un engagement inébranlable à mettre fin au fléau du paludisme, en particulier depuis le lancement de l’initiative Présidentielle de Lutte contre le Paludisme (PMI) en 2005. L’Initiative est mise en œuvre dans 19 des pays les plus touchés en Afrique subsaharienne, y compris le Bénin. L’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) dirige l’Initiative, conjointement avec les Centres américains pour le Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC).
A la suite du soutien apporté par PMI, des centaines de millions de personnes ont bénéficié de mesures de protection contre le paludisme et des centaines de millions d’autres ont été diagnostiquées et traitées contre le paludisme.

PMI travaille avec les Ministères de la Santé, les Programmes nationaux de lutte contre le paludisme et les programmes d’élimination, les partenaires et les communautés pour s’assurer que les moustiquaires imprégnées d’insecticide soient livrées aux ménages, aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés et qu’elles soient protégées contre le paludisme. Chaque cas suspect est testé et les cas confirmés sont traités rapidement.
PMI s’appuie sur les investissements réalisés par d’autres partenaires pour améliorer et étendre les soins liés au paludisme, y compris les subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds Mondial), le Département du Développement International (DFID) du Royaume-Uni et d’autres institutions.
Près de la moitié de la population mondiale vit dans des zones où des personnes courent le risque de contracter le paludisme par les piqûres de moustiques infectés, l’Afrique subsaharienne ayant une part disproportionnée du fardeau mondial du paludisme. En 2015, la région abritait 90% des cas de paludisme et 92% des décès par paludisme.
Malheureusement, un enfant meurt toutes les deux minutes de la maladie. Cette année, le paludisme a tué plus de 400.000 personnes. La grande majorité sera des jeunes enfants dans la sous-région.
Le contrôle du paludisme est essentiel pour améliorer la survie de l’enfant et la santé maternelle, et contribue de manière substantielle à l’éradication de l’extrême pauvreté et à l’amélioration de l’éducation. De nombreux enfants et adultes sont infectés par le paludisme plusieurs fois par an. En Afrique subsaharienne, le paludisme renforce encore la pauvreté et intensifie l’insécurité alimentaire en arrachant les agriculteurs des champs et en éloignant les enfants des salles de classe. Moins de paludisme signifie moins d’absence à l’école et au travail et donc des communautés plus productives. Les experts estiment à 40 dollars la rentabilité pour chaque dollar investi globalement pour réduire le paludisme et à 60 dollars la rentabilité pour chaque dollar investi en Afrique subsaharienne.
Le Rapport mondial sur le paludisme de 2016 réaffirme l’urgente nécessité d’atteindre toutes les personnes exposées à la maladie grâce aux outils de prévention efficaces et vitaux, ainsi qu’un diagnostic et un traitement efficaces. Que les pays continuent à intensifier les interventions de base contre le paludisme ou qu’ils aient largement atteint leur objectif de mise à l’échelle, soutenir et s’appuyer sur les réalisations antérieures doit être au cœur des efforts de PMI dans les années à venir.
Diminuer notre attention entraînera une résurgence de la morbidité et de la mortalité du paludisme, ce qui représente un risque pour les progrès extraordinaires réalisés à ce jour et les investissements substantiels réalisés jusqu’ici.
Je tiens à remercier mes collègues et homologues du Bénin, qui travaillent sans relâche chaque jour dans les communautés, de Cotonou à Kandi. Vous rendez possible notre rêve de mettre fin au paludisme. Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. Les ressources des donateurs ne suffisent pas pour atteindre nos objectifs. Nous avons besoin d’approches novatrices pour le financement et un engagement accru du secteur privé. J’invite tous les partenaires, les entreprises et les communautés à se joindre à nos efforts pour mettre fin au paludisme, une fois pour toutes, au Bénin et dans le monde entier.



L’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin
Lucy Tamlyn
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