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Armand Ganse au sujet de la lettre ouverte de social watch : le gouvernement ne se laissera pas distraire
Publié le vendredi 28 avril 2017  |  Autre presse
Armand
© aCotonou.com par DR
Armand Gansè,Dg de la Société de gestion des marchés autonomes du Bénin (SOGEMA)




Le Gouvernement ne se laissera pas distraire

Le Directeur Général de la SOGEMA a rencontré cet après-midi à Arcon Ville les professionnels des médias pour se prononcer sur la lettre ouverte de SOCIAL WATCH à la communauté Internationale. Armand Gansé affirme être tenté de croire qu’il s’agissait d’une fiction, mais préfère faire des clarifications et mettre en garde les auteurs de cette lettre qu’il juge remplie d’incongruités.

Lire la déclaration de Presse.

Dans une lettre ouverte à la communauté internationale et avec ampliation à la terre entière, Gustave Assah, président de Social Watch Bénin, attire l’attention de la communauté internationale sur ce qu’il appelle « les dérives autoritaires, la gouvernance centrée sur les conflits d’intérêts en cours au Bénin […] et animées par Patrice Talon ». S’il est indéniable que M. Assah est tout à fait dans son rôle d’acteur de la société civile, en dénonçant les travers des gouvernants, la cohérence de ses arguments et sa profonde motivation sont en revanche totalement discutables.

Dans ce qui ressemble à s’y méprendre à un tract communiste, tant les mots et expressions utilisés sont violents voire fictifs, Gustave Assah dit s’exprimer, sans en nommer un seul, au nom des principales organisations de la société civile, des partis politiques et de certaines confédérations syndicales. Le président de Social Watch Bénin y dénonce, sans la moindre preuve d’ailleurs, la fragilisation des libertés démocratiques et la caporalisation, là encore sans les citer, de certaines institutions de la République. L’argumentaire parait visiblement léger et est d’autant plus incompréhensible qu’il parait s’exprime librement (la parfaite démonstration en est sa présente lettre ouverte). Quant à l’accès aux medias, en particulier privés, ils ne sont pas gérés par l’exécutif. La caporalisation des institutions républicaines de contre-pouvoir parait aussi tirée par les cheveux quand on sait que le gouvernement actuel n’en a nommé aucun des membres encore moins leurs présidents, tous issus du régime précédent. Bien au contraire, le renforcement desdites institutions souhaitée par le Président Talon via la révision de la Constitution a été rejeté par le parlement.

Toujours dans sa violente charge contre le Bénin, Gustave Assah aborde l’assainissement du climat des affaires et parle de dérives. D’abord il fustige ce qu’il appelle monopole dans le secteur des intrants coton et des intrants vivriers. Ce secteur d’activités est toujours ouvert à la concurrence. Le régime précèdent, malgré ses rivalités avec patrice Talon, alors homme d’affaires et président de la Société de Distribution d’Intrants (SDI), avait été contraint de lui faire appel pour la fourniture d’intrants après avoir, sans succès, tenté d’introduire d’autres acteurs dans la filière coton. En effet, les intrants fournis par les nouveaux acteurs ont créé d’énormes dégâts dans les cultures de coton et ont été unanimement rejetés par les paysans. La société que dirigeait alors Talon est aussi présente dans la fourniture d’intrants dans divers pays de la sous-région, gage de la qualité de ses prestations. On se demande si SOCIAL WATCH n’est pas en mission, car cette lettre ouverte vient à contre temps. Si ce n’est pas pour ternir l’image du Bénin, qu’est ce qui peut pousser Gustave Assah a faire de telles affirmations, quand on sait qu’il y a seulement 24 heures que Patrice Talon a recu Martin Rodriguez un acteur économique important au Bénin.

Enfin M. Assah revient sur le Programme de Vérification des Importations (PVI), programme auquel le régime précédent avait mis fin en 2012. Depuis lors et après moult péripéties judiciaires, la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’OHADA a, dans le Dossier N° 004/2013AR13 du 07 Mai 2013, rendue sa sentence finale le 13 Mai 2014 à Abidjan. Dans sa décision la CCJA, « enjoint à l’Etat du Bénin de reprendre et de poursuivre l’exécution du contrat de marché N° 20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 09 Février 2011 relatif à la mise ne place du PVI-NG avec la société Bénin Control SA […] dans un délai de 60 jours à compter de la notification de la décision ». C’est sur la base de cette décision que le Conseil des ministres a autorisé l’Etat béninois à reprendre sa collaboration avec Bénin Control. En la dénonçant, M. Assah invite donc visiblement Patrice Talon à ne pas respecter les décisions de justice.

Face à tant d’incohérences et d’incongruités, et en soulevant une affaire vieille de plusieurs années, il semble légitime de se permettre quelques réflexions. Le but visé par cette lettre n’est certainement pas la défense des intérêts des Béninois. On pourrait même dire que l’objectif est manifestement de ternir l’image du Bénin et de son président. M. Assah et ses commanditaires visibles en répondront devant l’Histoire, mais le gouvernement ne se laissera pas distraire et reste dans la concrétisation des actions annoncées dans le PAG, pour le bien-être des populations

Armand Gansè

Ab-Calavi ce 26 Avril 2017
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