Des tribunaux sont de nouveau paralysés, depuis ce lundi 26 février. A Abomey, le mouvement de grève est suivi par les magistrats. Les salles d’audiences sont fermées.
Le mouvement de grève de cinq jours par semaine relancé par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), suite aux défalcations sur salaire, a été suivi dans les tribunaux d’Abomey. Au palais de justice comme à la Cour suprême, les magistrats ont suivi le mot d’ordre de grève en rangeant maillets, toges, codes et autres. Conséquence, les salles d’audiences sont restées vides. C’est le constat fait dans la journée de ce lundi 26 février à la Cour d’appel comme au Tribunal d’Abomey.
Le cadre était certes mouvementé par des va-et-vient des justiciables. Cela se justifie par la présence au poste du personnel non magistrat. Les signatures d’actes et autres légalisations sont faites. Les bureaux des greffiers refoulaient du monde. Pendant ce temps, les salles d’audiences gardent leur silence de cimetière, alors que plusieurs dossiers étaient enrôlés. Les justiciables qui ont pris d’assaut les juridictions pour diverses affaires, sont retournés bredouilles.
Dans les couloirs qui mènent aux bureaux des juges, il y a du monde assis sur les bancs d’attente, mais personne pour recevoir. Les différents bureaux où nous avons sonné dans l’espoir de rencontrer un magistrat pour nous parler du mouvement, sont demeurés fermés. « Quand on est en grève, on n’est pas au bureau », nous répond, ironiquement, une dame de l’administration dans un bureau du tribunal d’Abomey.