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Présidence de la Haute cour de Justice: Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué aux commandes

Publié le jeudi 28 juin 2018  |  La Nation
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© aCotonou.com par DR
Présidence de la Haute cour de Justice: Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué aux commandes
Porto-Novo le 27 juin 2018.Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué a pris désormais le gouvernail de l’institution des mains de son prédécesseur, Marcelline Gbèha Afouda. La passation de charge a eu lieu dans les locaux de la Haute juridiction à Porto-Novo.
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Plébiscitée à la tête de la Haute cour de Justice, lundi dernier, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué a pris désormais le gouvernail de l’institution des mains de son prédécesseur, Marcelline Gbèha Afouda. La passation de charge a eu lieu, ce mercredi 27 juin, dans les locaux de la Haute juridiction à Porto-Novo.

Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué s’installe à la tête de la Haute cour de Justice avec de nobles ambitions. Elle entend aller plus loin que ses prédécesseurs à savoir Maurice Ahanhanzo-Glèlè, Clotilde Mèdégan, Théodore Holo et Marcelline Gbèha Afouda. Cette dernière lui a passé le témoin ce mercredi 27 juin au siège de l’institution à Porto-Novo.
Elle veut en faire une référence en termes de gouvernance administrative, financière et comptable de l’institution. Car, pour le nouveau président de la Haute cour de Justice, c’est le minimum qu’on puisse exiger de l’institution compétente pour juger la malgouvernance de certaines autorités, notamment le chef de l’Etat et les membres du gouvernement. Il est normal qu’elle puisse donner d’exemple en matière de gouvernance. Pour y parvenir, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué promet capitaliser les acquis positifs de ses prédécesseurs pour porter loin le flambeau de l’institution. Laquelle institution, selon elle, a été créée par le pouvoir constituant pour permettre au Bénin d’aller au-delà de la simple moralisation de la vie publique, de rétablir la confiance dans l’action publique, de réconcilier les citoyens et la justice et d’accroître la transparence dans la gouvernance afin d’enrayer les dérives qui sont souvent dénoncées. Autrement dit, souligne le président entrant de la Haute cour de justice, le pouvoir constituant a confirmé, à travers la création de cette institution, que le fonctionnement de la démocratie ne saurait s’accommoder d’une irresponsabilité pénale du président de la République et des membres du gouvernement. Cette ambition se justifie clairement à travers la composition pluraliste de cette institution composée de six représentants de l’Assemblée nationale, de six membres de la Cour constitutionnelle et du président de la Cour suprême. Cécile Marie-José de Dravo Zinzondohoué considère cette pluralité comme un gage de l’indépendance et de l’impartialité de la Haute juridiction. Elle compte d’ailleurs beaucoup sur la collaboration de ses autres collèges juges pour mener à bon port l’institution dont elle conduit désormais les destinées. Elle sollicite également la disponibilité totale de tous les agents de la maison. Une disponibilité qu’a promise de ne pas lui marchander tout le personnel à travers la voix, du chef services Ressources humaines de l’institution, Gérard Tokpo.

Rendre la Hcj enfin fonctionnelle

Remettant le flambeau à son successeur, Marcelline Gbèha-Afouda s’est dite fière de passer service à « une femme et pas n’importe laquelle, une collègue, une amie, et mieux une sœur » avec qui elle partage ensemble la foi en Christ. Marcelline Gbèha Afouda prie le Seigneur d’accompagner Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué dans sa nouvelle mission qu’est de « juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ». Une mission que malheureusement, relève Marcelline Gbèha Afouda, la haute juridiction n’a jamais eu l’occasion d’accomplir jusqu’ici depuis sa première mandature qui a démarré en 2001. Cette situation est due notamment au défaut de dossier mais aussi aux difficultés des textes sur l’institution en leur état actuel. Sa mandature n’est pas restée les bras croisés. Elle a posé plusieurs actions dont l’organisation de plusieurs assises d’appropriation des textes à l’issue desquelles des propositions d’amendements des dispositions constitutionnelles relatives à la Haute cour de justice ont été faites dans le souci d’une meilleure fonctionnalité de l’institution. Lesquelles propositions ont été transmises aux autorités compétentes pour que soient donnés à la Haute juridiction les moyens de son fonctionnement réel, efficace et efficient. Marcelline Gbèha Afouda espère que les goulots d’étranglement identifiés seront sautés un jour pour permettre à cette institution taxée par l’opinion publique de budgétivore, de jouer son rôle de lutte contre la corruption et l’impunité des gouvernants au Bénin?



Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
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