Réunis en Assemblée générale, ce vendredi 13 juillet 2018, au Chant d’oiseau à Cotonou, les pharmaciens se sont penchés sur la lenteur du dossier des directeurs généraux des sociétés grossistes répartiteurs de médicaments du Bénin au niveau de la Cour d’Appel.
L’opération Pangéa IX lancée par le gouvernement béninois contre la vente des « faux médicaments » n’a pas fini de faire parler d’elle. Réunie en assemblée générale, l’intersyndicale des pharmaciens n’a pas manqué d’évoquer la question relative grossistes répartiteurs. Les mis en cause dans cette affaire de « faux médicaments », condamnés en première instance à 4 ans de prison ferme pour complicité de vente illicite de produits pharmaceutiques et autres infractions, séjournent depuis à la prison civile de Cotonou. Malgré l’appel fait après leur condamnation en première instance, le dossier traîne depuis bientôt quatre mois.
Bien que reconnaissant l’indépendance et le temps de la justice, ils « sollicitent la bienveillance du pouvoir judiciaire à l’égard des concernés pour accélérer la procédure d’appel, au regard de la position stratégique qu’occupent les directeurs des sociétés grossistes répartiteurs dans le dispositif d’approvisionnement en médicaments de notre pays ». Dans leur déclaration rendue publique, l’intersyndicale des pharmaciens alerte que « la santé chancelante de certains d’entre eux constitue aussi l’un des motifs sérieux d’inquiétude des pharmaciens ». Aussi, réaffirme-t-elle « son soutien aux réformes en cours dans le secteur pharmaceutique dans l’intérêt de la santé de nos populations ». L’intersyndicale souhaite être associée à toutes les étapes de la réforme du secteur pharmaceutique au Bénin.