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Gestion des terres, des eaux et des cultures en Afrique: Un cours pour renforcer la sécurité alimentaire à Cotonou

Publié le mardi 17 juillet 2018  |  La Nation
Sécurité
© aCotonou.com par JOB
Sécurité alimentaire au Sahel : mise en place du dispositif national de suivi des politiques et stratégies
Dans le but d’asseoir un dispositif national de suivi et évaluation des politiques et stratégies dans le cadre de la sécurité alimentaire en Côte d’ivoire, un atelier a été organisé conjointement par le Ministère de l’Intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur (MIAIE) et les experts du CILSS, ce jeudi 12 juillet 2018, à Abidjan.
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Le Centre international pour l’agriculture biosaline (Icba) organise depuis ce lundi 16 juillet à Cotonou, et ce pour deux semaines, un cours de formation des acteurs agricoles venus de plusieurs pays d’Afrique. Cette formation appuyée par le ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement, de même que le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, porte sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures.

La dégradation des ressources en terre et en eau menace de plus en plus la sécurité alimentaire, nutritionnelle et familiale dans de nombreux pays en développement et en particulier, ceux de l’Afrique subsaharienne. Face à cette situation, il est nécessaire de mener une action urgente pour introduire des approches agricoles intégrées dans la région pour réduire la dégradation des terres afin d’améliorer leur fertilité. La création du Centre international pour l’agriculture biosaline (Icba) dont le siège est à Dubaï s’inscrit dans cette stratégie.

A l’ouverture des travaux du cours de formation sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures, le coordonateur du cours, Ghazi al-Jabri, a rappelé les conditions dans lesquelles le centre a été créé avant d’annoncer les objectifs. A l’en croire, le centre a déjà formé plus de 220 personnes et a battu le record dans le renforcement des capacités dans treize pays. La formation de Cotonou, ajoute-t-il, est un petit projet qui permet de faire des échanges et de partage d’expériences.
En Afrique, a souligné le coordonnateur du cours, l’Icba a formé des acteurs du secteur agricole au Sénégal, en Ethiopie, au Ghana et maintenant c’est le tour du Bénin. « Pour cette formation à Cotonou, nous avons accordé des facilités aux organisateurs », a déclaré le directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Sosthène Gnansounou. Une formation qui, dit-il, s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement du Bénin qui veut faire de l’agriculture un pilier important pour le développement économique du pays.
Pour sa part le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Plan, Bonaventure Koakannou, estime que c’est une formation qui tombe à pic. « Il est recherché des voies et moyens pour pouvoir mieux utiliser le maximum de nos terres », a-t-il souligné. Il se réjouit des formations de ce genre. Car, au cours de ces rencontres, indique-t-il, il y a des échanges d’expériences. C’est pourquoi, il compte sur les experts qui sont à Cotonou pour assurer la formation.
Créé pour trouver des solutions aux défis de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des ressources en eau, l’Icba est un centre qui a un objectif précis. Il s’agit de faire progresser la sécurité alimentaire dans les environnements salins et marginaux à travers le monde par l’amélioration de la pérennité de la production agricole. C’est un centre qui reçoit l’appui financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).

Bruno SEWADE
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