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Exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales:La délivrance et la révocation d’autorisation suspendues

Publié le jeudi 26 juillet 2018  |  Le Matinal
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© Autre presse par DR
Le personnel du CNHU de Cotonou, au Bénin lors d`une mobilisation contre la mise en concession de l`hôpital en juin 2017
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Les agents publics, fonctionnaires ou contractuels, qui souhaitent exercer en clientèle privée des professions médicales et paramédicales devront attendre. L’autorisation et la révocation d’autorisation sont suspendues. C’est l’une des décisions du conseil des ministres du mercredi 25 juillet 2018.

L’assainissement du secteur de la santé par le président Patrice Talon se poursuit. Cette fois-ci, ce sont les fonctionnaires ou contractuels de l’Etat qui sollicitent l’autorisation de l’Etat pour ouvrir leurs propres cabinets qui goûtent à la rigueur du Nouveau départ. En effet, face aux plaintes répétées des patients sur le fait qu’ils sont exaspérés par le comportement de certains agents publics de la santé qui sacrifient les patients sur l’autel de leurs intérêts privés en privilégiant les soins dans leurs cabinets privés, le Chef de l’Etat a estimé judicieux de suspendre la délivrance d’autorisation et la révocation d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales par un agent public, fonctionnaire ou contractuel. Un acte inédit puisqu’il permettra d’avoir une idée claire des ressources humaines réellement disponibles dans nos centres de santé publics. Cette mesure qui entre dans le cadre de la politique du gouvernement d’assurer des soins de qualité aux Béninois permettra donc d’assurer une meilleure disponibilité des professionnels de la santé, agents publics, dans les centres de santé ou hôpitaux publics. Il est vrai, la loi du 17 juin 1997 prévoit la possibilité d’autorisation d’exercice en clientèle privée pour les fonctionnaires de l’Etat. Mais, des constats amers découlent de cette disposition : le personnel du secteur public se retrouve, la plupart du temps, à exercer en privé sans autorisation préalable. Il s’agit surtout des hospitaliers ou hospitalo-universitaires qui consacrent peu de temps aux patients des hôpitaux publics pour lesquels ils sont payés par l’Etat. Ce qui amène les patients, par contrainte, au service des mêmes praticiens, indisponibles à l’hôpital, mais présents pour l’offre des soins en privé. Ainsi donc, le service public médical est transformé en un service marchand par des voies détournées. De fait, l’insuffisance parfois décriée des ressources humaines en santé apparaît fictive à maints égards. Par cette mesure, le gouvernement donne le choix à l’agent public de santé de se déterminer et ne l’empêche nullement d’exercer sa profession. Les agents concernés ont jusqu’au 30 août 2018 pour choisir de se consacrer à leurs activités privées ou de rester au service de l’Etat. Des contrôles seront effectués sur toute l’étendue du territoire national pour compter du 1er septembre 2018 afin de s’assurer de la mise en œuvre de cette décision courageuse dont la pertinence doit profiter au grand nombre. Vu que le président Patrice Talon pose les bases de ce que notre système sanitaire sera au service de tous et surtout des plus pauvres, il est à souhaiter que les acteurs trouvent les mécanismes pour le suivi de la mise en œuvre réelle de cette décision.

JSB
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