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Une affaire de 4,5 milliards FCFA sans trace secoue la Cnss : Wadagni, Kotingan : le feu aux fesses

Publié le mercredi 10 octobre 2018  |  Matin libre
Arrivée
© Présidence par DR
Arrivée du président Patrice Talon à Rome (Italie)
Arrivée cette fin de journée du mercredi 16 mai 2018 du Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice Talon en compagnie de son épouse Mme Claudine Talon à l’aéroport militaire ciampino de Rome (Italie). Photo: le ministre de l`économie, Romuald Wadagni
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Où sont passés les 4,5 milliards FCFA décaissés par la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) au profit de la Bibe ? La question préoccupe le Syndicat national des agents de la sécurité sociale (Synass). Son secrétaire général, Gilbert Sètondji Boco a exprimé, dans une correspondance en date du 24 septembre 2018 et adressée au président du Conseil d’administration de la Cnss, des inquiétudes par rapport à la destination de ce fonds, suite au jugement ADD N°007/18-2ème CH.COM du 12 juillet 2018 du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Lequel jugement relève que les souscriptions attendues de la part de la Cnss n’ont jamais pu être constatées à la date du 12 juillet 2018 dans les livres de la Bibe contrairement aux affirmations du Directeur général de la Cnss Dramane Diatema lors d’un point de presse, en date du 06 novembre 2017, au sujet de l’affaire Bibe-Cnss.

Accusé d’avoir fait des placements hasardeux à hauteur de 16 milliards à la Bibe pendant qu’il était le président du Conseil d’administration de la Cnss, Laurent Mètongnon avait rétorqué que si la Bibe était réellement en faillite, qu’est-ce qui pouvait justifier le fait que le gouvernement de la Rupture ait choisi de placer à son tour 4,5 milliards dans la même banque. Cette révélation a fait sortir le ministre des finances Romuald Wadagni et le directeur général de la Cnss Dramane Diatema. Devant les hommes des médias, ils ont soutenu que si la Caisse a été contrainte à souscrire à hauteur de 4,5milliards à la Bibe en 2017, c’était pour sauver les 15 milliards de placement à haut risque dont est accusé l’ancien Pca/Cnss Laurent Mètongnon. Aussi Bien le ministre des finances et le Dg/Cnss ont confirmé que le gouvernement de la Rupture adébloqué 4,5 milliards FCFA des caisses de la Cnss au profit de la Bibe. Seulement, voilà qu’une correspondance du Syndicat maison, se fondant sur un jugement du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, révèle que les 4,5 milliards FCFA n’ont jamais atterri dans les comptes de la Bibe. Tout le moins pas jusqu’à la date du 12 juillet 2018, soit 9 mois après que le ministre Wadagni et le Dg/Cnss ont reconnu devant les médias l’effectivité d’un tel décaissement. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Où sont les 4,5 milliards destinés à la recapitalisation de la Bibe afin de la sauver de la faillite ? Depuis une semaine que le Conseil d’administration de la Cnss a pris connaissance de la correspondance du Synass, c’est silence radio. Aucune réaction à ce jour du Pca Eustache Kotigan, encore moins du ministre des finances Romuald Wadagni.
Le Sg/Synass Bénin confond la Rupture



Joint au téléphone, le Sg/Synass Bénin confirme qu’il est bel et bien le signataire de la correspondance objet de polémique depuis hier sur les réseaux sociaux. Mieux, il affirme détenir d’autres précisions sur cette rocambolesque affaire de disparition de fonds et qu’il attend la réaction du Conseil d’administration de la caisse avant de livrer à l’opinion d’autres détails croustillants sur cette affaire.Lire la réaction du Sg/Synass

« C’est une correspondance que j’ai envoyée au Pca depuis la semaine dernière. C’est ça qui se retrouve sur les réseaux sociaux et qui suscite beaucoup de commentaires. C’est bien mon document. Je suis signataire et je n’ai pas tout dit. (…) Pour le moment, j’ai saisi le Conseil d’administration et jusqu’à l’heure où je parle, je n’ai pas encore eu des réactions. Qui ne dit rien consent. Soit c’est vrai, ou bien ils se préparent. On attend les clarifications puisqu’on n’a pas dit que quelqu’un a volé. Le syndicat a exprimé des inquiétudes. Alors, pour dissiper les inquiétudes, le Conseil n’a qu’à réagir pour dire que non ce n’est pas vrai, voilà ce qui s’est passé. Et l’incident est clos. Si rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui, soit ils ont des difficultés à répondre ou alors nos inquiétudes sont fondées. J’ai fondé ma correspondance sur la base d’une décision du juge en charge du dossier. La décision rendue par le juge qui a affirmé qu’il n’y a pas eu trace des 4,5 milliards sur le compte ouvert dans le cadre de l’opération de recapitalisation. Et quand un juge qui est un agent assermenté écrit ça, ça peut donner lieu à des inquiétudes. Et, je crois que c’est suffisamment grave. Et si on se tait face à une telle situation, c’est qu’on est complice demain. L’ex Sg de la Csa, Dieudonné Lokossou a été interpellé dans ce pays et on nous a dit que c’est parce qu’il n’a pas dénoncé. Maintenant qu’on nous dise que nos dénonciations ne sont pas fondées et ça s’arrête là. Ce n’est pas un péché ou un crime de dénoncer. On n’accuse personne, c’est pourquoi on l’a fait dans une forme donnée. Mais l’heure est grave puisque je détiens encore d’autres précisions que je me garde de livrer pour le moment ».



Propos recueillis par B.H
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