Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Afrique
Article
Afrique

Coopération sous-régionale : L’Uemoa en action au Bénin

Publié le mercredi 31 octobre 2018  |  Matin libre
Harmonisation
© aCotonou.com par DR
Harmonisation des procédures et fixation de normes communes de contrôle
Abidjan. Lundi 16 juillet 2018. A l’initiative de la Cour des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), s’est ouverte la première réunion du comite de pilotage chargé de la supervision et du contrôle technique des travaux d’harmonisation des procédures et de la fixation de normes communes de contrôle dans l’espace communautaire.
Comment


Le bureau de la représentation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à Cotonou a organisé du 17 au 19 octobre 2018 à Grand-Popo, des « Journées d’informations des médias sur les réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin ». Ces journées ont permis d’approfondir les connaissances des journalistes du Bénin sur les réformes, politiques, programmes et projets de l’Union au Bénin.

C’est par une cérémonie d’ouverture que les « Journées d’informations des médias sur les réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin » organisées par le bureau de la représentation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à Cotonou ont démarré. Une cérémonie d’ouverture marquée par la présence, outre les participants, du deuxième Adjoint au maire de Grand-Popo, Koffi Prospère Gnonkokpon, du préfet du département du Mono, Komlan Sèdzro Zinsou, du Représentant résident de la Commission de l’Uemoa à Cotonou, Komlan AGBO, et du représentant du ministre de l’Economie et des finances (Mef), Lamine Ami-Touré, qui ont tous reconnu la multiplicité des actions de l’Uemoa au profit du Bénin et qui sont méconnues par les populations pourtant bénéficiaires, d’où l’importance de la rencontre.

Les travaux proprement dits



La première journée de travail s’est poursuivie avec une communication du Représentant résident de la Commission de l’Union, Komlan Agbo sur l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il en ressort que l’Uemoa est formée de huit Etats côtiers et sahéliens, liés par l’usage d’une monnaie commune, et partageant des traditions culturelles communes. Elle vise l’édification, en Afrique de l’Ouest, d’un espace économique harmonisé et intégré, au sein duquel sont assurées une totale liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens, des services et des facteurs de production, ainsi que la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire. L’Uemoa, c’est également la réalisation de l’intégration économique des Etats membres, à travers le renforcement de la compétitivité des activités économiques dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. Pour atteindre ses objectifs et surtout réaliser sa mission, l’Union s’est dotée de plusieurs organes. Le Représentant Résident a enchainé avec la seconde communication intitulée : ‘’Libre circulation des personnes, biens, services, capitaux et droit d’établissement des professions libérales au sein de l’Uemoa’’. Selon sa présentation, l’un des objectifs de l’Union, est de construire un marché commun autour de la libre circulation des personnes et du droit d’établissement, de la reconnaissance d’une large liberté de circulation et de résidence sur l’ensemble du territoire communautaire pour les ressortissants de l’Union et de la liberté pour la recherche et l’exercice d’un emploi à l’exception de la fonction publique. Par ailleurs, fait-il savoir, l’Union veut garantir le droit d’établissement pour les personnes physiques et morales sur l’ensemble du territoire communautaire pour l’exercice d’activités non salariées ou la constitution et la gestion d’entreprise et aussi garantir la faculté pour les personnes physiques et morales de fournir des prestations de service dans un autre Etat. Un autre objectif est d’œuvrer à la libre circulation des biens et services à travers l’institution d’un visa communautaire pour les personnes non-ressortissantes de l’Uemoa et de la Cedeao, à travers des mesures de facilitation de la circulation routière (Routes Inter-Etats, frontières, barrières sur les axes routiers, respect des charges et gabarits de véhicules) et de faciliter la mobilité des enseignants et des étudiants au sein de l’espace. L’institution d’une période unique pour l’examen du Baccalauréat, l’égalité de traitement dans l’accès aux établissements publics d’enseignement supérieur et l’institution du système Lmd (Licence master doctorat) au sein de la communauté restent des défis majeurs.

Les réalisation de l’Uemoa au Bénin



A la suite du Représentant résident, le Maître d’ouvrage délégué (Mod), représenté par Simon Goudou, Directeur technique de l’Agetur (Mod), a présenté : l’« Etat d’exécution des projets de l’Uemoa au Bénin gérés en maîtrise d’ouvrage déléguée par Agetur-S.a. ». Cette troisième présentation de la journée a fait le point de la mise en œuvre de certains projets financés par l’Uemoa au Bénin, notamment, le projet : PHV-UEMOA (tranches 1 + 2 + 3) : Programme de base : Réalisation de 314 Forages positifs équipés de pompes à motricité humaine au Bénin – Avenant : 100 forages positifs supplémentaires Programme d’urgence : Réalisation de 106 nouveaux forages positifs pour un montant de hors taxe de 4 668 650 000 fCfa, les Etudes et travaux sont en cours, pour la réalisation d’aménagement de mille hectares de périmètres agrosylvopastoraux et halieutiques au Bénin pour un montant hors taxe de 3 781890 000 Cfa ; le projet de Construction de magasins de conservation des récoltes et des graines pour un montant hors taxe de 2.600.000.000 fCfa en instance de clôture ; le projet Alimentaire Aménagements hydrauliques multi usages pour la sécurité alimentaire d’un coût global de 1 124 550 000 en cours ; la Finalisation de la construction des marchés à bétail transfrontaliers d’Iwoyé et de Matéri au Bénin, d’un montant de 111 239 680fCfa en phase de démarrage ; la construction des marchés à bétail transfrontaliers d’Iwoyé et de Matéri au Bénin d’un montant hors taxe de 111 239 680, en phase de démarrage ; la Construction et équipement de la station de pesage à basse vitesse de Houègbo au Bénin y compris travaux confortatifs pour un montant hors taxe de 896 014 875 fCfa clôturé et les Etudes Technico-économiques, d’impact environnemental et social et de sécurité routière de trois tronçons de route au Bénin pour un montant de 687 750 000fCfa clôturé. Les interventions directes de l’Uemoa gérées en Mod par l’Agetur s’élèvent à 13 870 094 555fCfa. Par ailleurs, le Représentant du ministère de l’Eau et des mines, Serge Mariano, a pour sa part signalé la réalisation de 120 forages équipés de pompe à motricité humaine, de six (06) postes d’eau autonomes, de 25 adductions d’eau sommaires, de deux (02) adductions d’eau inter-villages, de 60 latrines dans les édifices publics et de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par les communautés pour la réalisation de 2250 latrines familiales. Le coût global du projet est chiffré à 6 860 000 000 de FCFA. Le taux de réalisation physique est de 36% et celui de performance est de 51%. La maîtrise d’ouvrage déléguée est assurée par l’Agetur-S.a. Le Maep, représenté Marius Aïna et Médard Togbénou de la Direction de la Programmation et de la Prospective (DPP), a présenté les « projets du secteur agricole financés par l’Uemoa ». Cette présentation porte sur les projets de lutte contre le Charbon Bactéridien au Bénin(Plcb) ; l’appui à la mise en œuvre du développement de la filière maïs et appui à la structuration de la filière riz. La dernière communication de la première journée a été assurée par Fortuney B. Koudjowou, représentant la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables (Saber), un autre Mod. Il a présenté quelques projets et programmes dont le Programme de développement des énergies renouvelables et de l’éfficacité énergétique (Prodere 1) et le Programme régional d’économie d’énergie (Pree). Ces programmes ont permis de réaliser 06 mini centrales avec mini réseau électrique de distribution et 164 kits solaires photovoltaïques, 656 lampadaires solaires photovoltaïques, 1303 lampes à basse consommation installées dans l’éclairage public, 8 systèmes d’adductions d’eau potables et de remplacer 36.412 lampes énergivores par des lampes économiques dans les bâtiments publics au Bénin. La Saber reste encore un partenaire privilégié de l’Uemoa avec deux programmes phares. Il s’agit du Microsol et du Prodere 2 qui sont encore en cours d’exécution, a précisé le communicateur. Au cours de la deuxième journée des travaux, les représentants des ministères des Infrastructures et des transports (Mit), de l’Industrie et du Commerce (Mic) ont présenté chacun, les projets et programmes relevant de leur tutelle. Le Directeur de la Gestion et du Suivi des Infrastructures, M. Sylvain Avotrican a présenté les réalisations des travaux de modernisation et d’automatisation des postes de péage et de péage/pesage. Il a fait le point des réalisations dans le secteur des infrastructures et focalisé l’attention sur la mise en œuvre du Règlement 14 dont l’application se révèle difficile. Gabriel Ahissou, représentant le Mic a présenté la communication sur la Convention d’appui au Laboratoire d’Etalonnage à vocation Régionale (Ler). Dans le cadre de cette convention, il a été procédé au renouvellement de l’accréditation du Lema-Bénin, au raccordement des étalons du laboratoire à la chaîne internationale de mesure, aux campagnes d’inter-comparaison et d’essai d’aptitude nécessaires à l’accréditation et au suivi des laboratoires nationaux d’étalonnage. Pour finir, Lamine Ami-Touré, représentant le Mef, a présenté les résultats de la Revue annuelle édition 2018 des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin, tenue du 09 au 11 octobre 2018. Il en ressort qu’en 2018, le Bénin affiche un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 80,2%. La troisième journée a été consacrée à la finalisation du rapport de la rencontre, puis à son examen et à son adoption puis à la cérémonie de clôture.



Thomas AZANMASSO
Commentaires