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Lutte contre la criminalité faunique au Burkina Faso : Deux présumés trafiquants interpelés avec 3 peaux de panthère et 2 peaux de lion

Publié le jeudi 20 decembre 2018  |  Fraternité
Criminalité
© Autre presse par dr
Criminalité faunique dans Gogounou
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Ils sont deux présumés trafiquants, tous burkinabés qui ont tenté sans succès de commercialiser cinq peaux d’animaux sauvages. Il s’agit de deux peaux de lion, une espèce partiellement protégée et menacée d’extinction et de trois peaux de panthère, une espèce intégralement protégée. L’arrestation a été faite à Ouagadougou le lundi 17 décembre 2018 par la Direction des Opérations du Ministère de l’environnement, de l’économie Verte et du Changement Climatique du Burkina Faso avec la collaboration de Conservation Justice-Eagle du Burkina Faso. Des informations qui nous sont parvenues, les peaux des espèces prévues pour être commercialisées proviennent du complexe WAP (W, Arly et Pendjari). Certes, le Bénin depuis un moment fait des efforts pour protéger ses réserves de faune, en l’occurrence le parc Pendjari. Sachant que le complexe Wap est à cheval sur plusieurs pays que sont le Burkina Faso, le Niger et le Bénin, il urge que les autres pays emboîtent les pas au Bénin pour sécuriser leurs réserves afin que les animaux soient en sécurité dans leur milieu naturel. Puisque ces présumés trafiquants sont rentrés dans le complexe Wap pour tuer ces animaux protégés, ils vont subir les rigueurs de la loi. En dehors de loi burkinabé, il y a des règlementations au plan international qui protègent ces espèces. On peut citer par exemple la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Au regard de ces dispositions, ces présumés trafiquants déjà privés de liberté seront devant le juge qui décidera de leur sort. Il faut signaler qu’ils risquent une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement ferme et des amendes pouvant atteindre 5 millions Cfa. Le souhait est que la justice de ce pays joue sa partition pour la sauvegarde de ces espèces. Ainsi, les pays du complexe Wap vont en tirer d’énormes profits.

Adrien TCHOMAKOU
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