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Deuil dans le showbiz béninois : Stan Tohon s’en est allé !

Publié le mercredi 27 fevrier 2019  |  La Nation
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© aCotonou.com par TOP
Concert de remerciement du chanteur Sagbohan Danialou
Vendredi 2 Mai 2014, Site Hagbé Houta, Cotonou : Le chanteur Sagbohan Danialou donne un concert pour exprimer sa reconnaissance au peuple Béninois pour sa solidarité durant les événements tragiques ayant cause le décès de son fils Djibril Photo : Sagbohan Danialou et Stan Tohon
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Il ne restera désormais que ses œuvres. L’artiste Stan Tohon est décédé mardi 26 février dernier des suites d’une maladie.

Le papy grandé n’est plus. Mohamed Ibitosh a tourné dos à la scène. Le célèbre artiste Stan Tohon ne chantera plus. Pour le roi du Tchink system, c’en est fini ! Le Bénin pleure en effet depuis hier, mardi 26 février, l’une de ses plus grandes voix. Stanislas Tohon, bien plus connu sous ses nombreux noms de scène a rendu l’âme en France des suites des maux qui fragilisaient sa santé depuis un bon moment. Sceptique face à une nouvelle aussi inattendue, le monde du showbiz béninois a dû se raviser en ce début d’après-midi pour accepter l’irréparable. La mort a bien eu raison du baobab de Gbégamey qui aura beaucoup donné à la musique béninoise. Des années de gloire avec ‘’Yalô’’ et autres ‘’Bamanou’’ qui ont fleuri le jardin de sa belle carrière en passant par les compositions de ces dernières années, Stan Tohon est resté un artiste dans l’âme avec une facilité à composer. En témoignent ses nombreux titres sur les élections au Bénin, notamment le célèbre « Votété ko vô ». Selon certains de ses proches, il a vu le jour en 1955.
Ce qu’on lui reconnaît surtout, c’est d’avoir eu le génie de moderniser le Tchinkounmè traditionnel auquel il a apporté sa touche moderne et innovante. Une belle musique en somme que plusieurs générations ont essayée sans réussir à l’imposer comme un rythme identitaire du Bénin hors des frontières nationales. Mais le Tchink, version Tohon a fait des émules. Il a surtout eu une ribambelle de disciples qui n’ont juré que par cette musique. Comme il fallait s’y attendre, les premières réactions ont été vives, dans le milieu des acteurs culturels béninois. Regrets par ici, pleurs par là… Tristesse et diverses émotions… Le départ brusque de Mohamed Ibitosh laisse orphelins ses nombreux fans et sympathisants, ses frères du micro, sa famille et ses amis qui, pourtant plusieurs mois, ont vu se détériorer progressivement la santé du géant roi du Tchink system. Le mastodonte laisse en héritage une musique puissante et vivante. Musique que ses presque quatre décennies de scène ont propulsée un peu partout dans le monde avec plus de deux cents chansons. Il avait été donné pour mort plus d’une fois par le passé et avait fini par sortir un album « résurrection » pour célébrer un double retour à la vie et sur la scène en 2003.
Fort heureusement, il a fait très tôt l’option de se rendre immortel à travers la musique. Il ne mourra donc jamais. Puisqu’après lui, subsistent ses œuvres. Pour une vie sans fin.

Josué F. MEHOUENOU
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