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Législatives au Bénin : inquiétudes après l’invalidation des candidatures de l’opposition

Publié le jeudi 7 mars 2019  |  Jeune Afrique
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© aCotonou.com par Seni Dabo
Vote lors des élections couplées présidentielle/législatives du 29 novembre
Dimanche 29 novembre 2015. Les Burbinabè participent aux élections couplées présidentielle/législatives
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Non autorisés à participer aux législatives du 28 avril, les partis d'opposition, soutenus par la société civile, continuent de dénoncer une « exclusion préméditée » et favorable au président Patrice Talon.

C’est un coup dur pour l’opposition. Aucun de ses représentants n’a été autorisé par la Commission électorale nationale autonome (Cena) à se présenter aux législatives du 28 avril. Sur la liste rendue publique le 5 mars, y figurent seulement deux formations politiques soutenant Patrice Talon, l’Union progressiste (UP) et le Bloc républicain (BR).

« C’est historique et mauvais pour la réputation démocratique du Bénin », a déclaré Gustave Assah, président de l’organisation de la société civile dénommée « Task Force Citoyenne de la Cedeao ». « Cette situation n’augure pas d’un lendemain meilleur ou de la paix » dans le pays, a-t-il ajouté.

En conséquence, les partis d’opposition ont refusé de participer à la réunion organisée par le chef de l’État dans la matinée du 6 mars, pour évoquer les prochaines législatives. « Le constat est malheureux. Organiser des élections sans aucun parti d’opposition, cela n’honore pas le Bénin. Je ne suis pas à l’aise », a indiqué le président Patrice Talon avant la rencontre, souhaitant « comprendre ce qui s’est passé, voir avec vous [la classe politique, ndlr] comment corriger le tir ».

À l’issue de la réunion, il a ainsi chargé le bureau de l’Assemblée nationale de trouver une sortie de crise d’ici les prochains jours.

Un code électoral polémique
Car la tension est de mise. « Il n’y aura pas d’élections sans les FCBE », a refusé Adechokan Gafari, le secrétaire aux affaires économiques des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), de l’ancien président Boni Yayi.

Avant la clôture du dépôt des dossiers de candidature, les principaux partis de l’opposition – les FCBE et l’Union sociale libérale (USL) de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon – n’avaient pas reçu leur certificat de conformité auprès du ministère de l’Intérieur, ni tous les quitus fiscaux demandés auprès de l’administration des impôts.

Ces deux documents ont été introduits dans la charte des partis politiques et dans le nouveau code électoral, tous deux adoptés en 2018 malgré de fortes critiques. Le certificat de conformité « prouve que le parti s’est conformé aux nouvelles exigences de la charte des partis », explique un cadre du ministère.

Le 20 février dernier, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur, avait notifié aux FCBE son refus de lui accorder le document. En cause, selon le ministre : un défaut de signature des statuts et du règlement intérieur, ainsi que des incohérences dans le dossier déposé.

« Une exclusion préméditée »
La même notification a été faite à l’USL, à qui il est reproché d’avoir violé l’article 13 du code électoral en raison de la condamnation de son président d’honneur, Sébastien Ajavon, qui, en octobre dernier, se voyait assigner d’une peine de vingt ans de prison dans une affaire de drogue qu’il conteste.
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