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Emission « Grand Format » de Canal 3: Anselme Amoussou dénonce la mauvaise foi de la classe politique

Publié le lundi 1 avril 2019  |  L`événement Précis
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« …..A la suite de la rencontre avec les acteurs politiques, la majorité présidentielle dit qu’elle n’a pas de proposition à faire, alors que c’est parce qu’il y a problème, qu’il y a blocage, que leur leader a demandé de travailler à trouver la solution de sortie de ce malaise. Lorsqu’on regarde la Nation, devrait-on avoir ce genre d’attitude et dire qu’on a passé l’examen et qu’on n’attend que les autres pour avancer ? Leur comportement prouve qu’ils ne sont pas sur la même longueur de pensée que le chef de l’Etat….Et de l’autre côté, on observe une surenchère qui se fait avec des exigences pratiquement inacceptables de la part de l’opposition, un peu comme si chacun joue à nous conduire vers cette fatalité à prolonger le mandat pour ceux qui sont en place. On veut nous montrer que c’est la seule voie possible pour sortir de la crise »…. C’est la lecture qu’a fait le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, de la position des acteurs politiques de l’opposition et de la mouvance dans le débat sur la crise électorale qui secoue actuellement le Bénin, ce dimanche 31 mars au cours de l’émission « Grand Format » de la télévision Canal 3 Bénin. Pour lui, en lieu et place de l’égo, « les députés doivent explorer les autres pistes de sortie de crise ». A l’en croire, la qualité du débat politique actuel ne rassure pas le peuple et il faut changer de disque. « Quand vous écoutez les uns et les autres, vous comprenez que l’enjeu principal est le positionnement de chacun. C’est comment repartir à l’Assemblée nationale. Depuis quelques jours, nous-nous sommes donc retrouvés face à une attitude d’égoïsme où chacun des politiques regarde ses intérêts personnels et ne veut pas faire avancer la situation de crise. Et là, nous estimons que c’est assez inquiétant, au regard de la qualité de ceux qui font le débat », a relevé l’invité. Pour lui, ils doivent trouver la solution sans quoi, ils seront responsables des déconvenues par la suite. « S’ils n’ont pas la solution politique, alors nous leur disons qu’ils seront comptables des risques qu’ils font courir à notre démocratie. Nous ne laisserons personne mettre à mal les acquis démocratiques, quel que soit le camp politique d’où il vient», met-il en garde. Et pour cause, il estime que les députés ont pris des lois qu’ils ont promulguées et puisqu’ils ont aujourd’hui des difficultés à se les appliquer, ils se retrouvent pour faire les aménagements qu’il faut.

Solution préconisée

« Le problème principal reste l’homme politique dans sa mentalité. Est- ce qu’on a besoin d’avoir mille interprétations d’un texte qu’on a voté soi-même ? Le jour où nous allons atteindre ce niveau de compréhension de la part de nos hommes politiques, vous verrez que ces lois ne sont pas en réalité le problème, mais, plutôt, leur application », déclare Anselme Amoussou. Selon ses explications, la solution n’est pas impossible, mais elle est difficile à trouver, puisque qu’il s’agit d’abord d’une situation qui repose sur l’homme. Il estime que les acteurs politiques doivent se mettre au-dessus de la situation, surtout les grandes personnalités du pays. Aussi, appelle-t-il à un dialogue dans une posture de responsable et de citoyen. Ce qui pourrait permettre de faciliter une sortie de crise. « Il faut qu’ils comprennent que chacun d’eux doit jouer sa partition en montrant sa crédibilité » conseille-t-il. Il s’étonne du fait que le chef de l’Etat qui a semblé montrer la voie, ait du mal à maitriser sa majorité dans le suivi des recommandations. Anselme Amoussou pense que le président Talon doit aller au-delà. Il a intérêt à rendre encore plus crédible sa posture de chef de l’Etat en jouant toute sa partition pour aboutir à ce à quoi il a préparé le peuple en rencontrant les acteurs politiques le 06 Mars 2019.

Le leader de la Csa-Bénin invite, par ailleurs, les députés à comprendre que personne ne leur permettra de réviser la Constitution afin de proroger leur mandat. « S’ils peuvent être conscients de cette réalité, ils comprendront et trouveront la solution de sortie de crise. Ils s’amusent un peu pour l’instant, mais l’heure est venue d’arrêter ce jeu et d’aller vers le concret » dit-il. « Je ne suis pas de ceux qui pensent que notre Constitution est un fétiche auquel il ne faut pas toucher. Aujourd’hui, on donne raison à ceux qui disaient qu’on nous soumettait à une révision opportuniste » déplore-t-il. C’est au regard de cela qu’il estime d’ailleurs que « les députés qui sont là sont disqualifiés pour rester une minute de plus ». Il exhorte aussi les anciens chefs de l’Etat à jouer leur partition en toute responsabilité et à ne pas se limiter à des réactions qui sont normales, mais qui pourraient nous conduire dans le fossé.

Emmanuel GBETO
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