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Bénin: après les législatives, vers une élection présidentielle « exclusive » aussi ?

Publié le vendredi 2 aout 2019  |  beninweb tv
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© aCotonou.com par Seni Dabo
Vote lors des élections couplées présidentielle/législatives du 29 novembre
Dimanche 29 novembre 2015. Les Burbinabè participent aux élections couplées présidentielle/législatives
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Lentement mais progressivement, l’élection présidentielle de 2021 pourrait ne plus être un enjeu. Le contexte politique actuel suscite en effet plusieurs interrogations. Tout semble se mettre en place pour « un bis repetita » après les législatives jugées exclusives de 2019.
L’histoire risque t-elle de se répéter en 2021 avec une élection présidentielle sans parti d’opposition ? Le contexte politique qui se dessine de plus en plus tend à conforter cette lecture. En effet, la plupart des partis politiques de l’opposition sont à la date d’aujourd’hui sans existence légale. Les tentatives pour obtenir le fameux certificat de conformité qui leur conféra une existence juridique peinent à prospérer.

La dernière rencontre avec le chef de l’Etat, loin de faire bouger les lignes semble raidir davantage les positions. Les exigences de l’exécutif pour délivrer cette pièce ne rencontre pas l’assentiment des leaders d’opposition. Du côté des partisans du chef de l’Etat, la position est assez claire: « sans l’opposition, on travaillera à développer le pays ».

En terme clair, si les deux parties antagonistes maintiennent leur position, on pourrait se retrouver dans une situation où les élections municipales communales et locales de 2020 et les élections présidentielles de 2021 se feront sans les partis d’opposition du moins les plus en vue qui se retrouvent dans un bras de fer avec le pouvoir Talon.

Présidentielles de 2021: une joute électorale sans enjeu?
En plus du fait que les tergiversations actuelles pourrait conduire à une situation d’inexistence juridique de plusieurs partis politiques, il se dessine que le candidat de la mouvance n’aura pas de potentiels challengers en face pour la compétition. Les candidats sérieux, du moins ceux qui ont fait un bon score lors des présidentielles passées sont pour la plupart en difficulté avec la justice.

Le challenger de l’actuel président de la république au deuxième tour vient d’être condamné à une inéligibilité de cinq ans pour toutes les élections à venir. Avant lui, le troisième lors du premier tour des présidentielles est aussi condamné à une peine qualifiée « d’infamante ». Les velléités de l’ancien argentier national Komi Koutché ont été vite étouffées. Sous le coup d’une poursuite judiciaire, en exil depuis plusieurs mois, il n’a aucune chance de se présenter pour la prochaine joute électorale.

Ainsi, comme ceux-là, la plupart des « outsiders » contre le candidat de la mouvance sont en ballottage et leur formation politique également en difficulté d’existence juridique. Le terrain semble donc balisé pour que les élections présidentielles de 2021 se passent sans grandes difficultés pour le candidat de la mouvance. Tendons-nous encore vers une compétition entre partis de la mouvance? Seul le temps nous situera.
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