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Programme mondial de la Giz sur la sécurité alimentaire : Cotonou pour capitaliser les succès et se pencher sur les défis

Publié le jeudi 7 novembre 2019  |  Matin libre
Sécurité
© aCotonou.com par JOB
Sécurité alimentaire au Sahel : mise en place du dispositif national de suivi des politiques et stratégies
Dans le but d’asseoir un dispositif national de suivi et évaluation des politiques et stratégies dans le cadre de la sécurité alimentaire en Côte d’ivoire, un atelier a été organisé conjointement par le Ministère de l’Intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur (MIAIE) et les experts du CILSS, ce jeudi 12 juillet 2018, à Abidjan.
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Le Programme mondial « Sécurité alimentaire et renforcement de la résilience », mis en œuvre par la GIZ dans le cadre de l’initiative spéciale « Un seul monde sans faim », organise une Conférence technique internationale à Cotonou. C’est le ministre béninois de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux de cette rencontre lundi 4 novembre 2019 à l’hôtel du Lac, en présence de l’Ambassadeur de l’Allemagne au Bénin, Achim Tröster ; de la représentante du Ministère de la coopération économique et du développement de l’Allemagne (BMZ), Anna Friedemann-Pfautsch ; de la Chargée du Programme, Claudia Lormann-Nsengiyumva, du Sécretariat Permanent du Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition du Bénin (Sp/Can), Benjamin Acclassato et des représentants des institutions partenaires venus des 12 pays d’intervention du Programme.



Ouverte sous le thème : « Approches efficaces pour lutter contre la malnutrition et potentiel de mise à l’échelle », la conférence qui se tient du 4 au 8 novembre est le premier grand évènement technique organisé par le Programme mondial, fait savoir Claudia Lormann-Nsengiyumva, la Chargée dudit Programme. Sur le menu de la rencontre, elle lève un coin du voile : « Pour la première fois nous nous réunissons avec nos collègues nationaux des différents pays et surtout avec les représentants de nos institutions partenaires. Ils viennent de tous les 12 pays. Les jours à venir donnent l’occasion d’aborder ensemble des questions relatives à notre travail: la lutte contre la malnutrition. Le but est d’échanger sur les approches expérimentées dans les différents pays, discuter leurs facteurs de succès et les potentiels qui peuvent être transférés dans notre contexte mais aussi les défis rencontrés ». Aussi, souligne-t-elle, les groupes de travail sur des thématiques relatives à la « disponibilité des aliments nutritifs durant toute l’année », le « changement social de comportement pour une alimentation saine et l’hygiène » ainsi que la « Gouvernance de la nutrition et de la résilience » présenteront leurs résultats suivis de débats. « C’est pour nous l’aspect important de l’apprentissage mutuel et de l’échange sud/sud », ajoute Claudia Lormann-Nsengiyumva. En effet, le partage et la gestion des connaissances et l’apprentissage mutuel entre les douze pays d’intervention constituent un aspect essentiel du Programme ou l’un de ses principaux objectifs. Il permet de comparer les résultats entre pays à partir des indicateurs fixés. Pour Gaston Cossi Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, pas d’agriculture durable sans la résilience. C’est pourquoi il s’est attardé sur les actions entreprises par le gouvernement de son pays, le Bénin pour atteindre les 17 Objectifs de développement durable, en particulier l’ODD2 : Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. Dans cette veine, il a salué l’appui important de l’Allemagne. « Dans un contexte marqué par une panoplie d’interventions toutes aussi utiles les unes que les autres, face à l’envergure des questions liées à la faim et à la malnutrition ainsi qu’aux changements climatiques, la République fédérale d’Allemagne, à travers son ministère en charge de la coopération et du développement économique/BMZ, a vu juste en prenant l’initiative spéciale « Un seul monde sans faim » dont le Programme Sécurité alimentaire et renforcement de la résilience constitue un des piliers », a déclaré le ministre Dossouhoui avant son invite à l’endroit des participants : « Au cours des quatre jours que dureront vos assises, vous aurez à partager vos expériences respectives avec comme point de mire les stratégies et approches à retenir pour une montée en échelle effective et durable des approches porteuses. Je vous invite aussi à prendre en compte dans vos réflexions, la nécessité de développer dans les interventions futures de vos projets respectifs, des actions visant à renforcer la capacité des ménages agricoles dans la gestion des risques et catastrophes naturelles, favoriser la diversification et la pérennisation des revenus des ménages, favoriser le désenclavement de certaines zones et améliorer l’accès aux marchés, mieux valoriser les filières agricoles à haut potentiel économique, sensibiliser les populations vulnérables à une alimentation nutritive. Toutes choses susceptibles de contribuer durablement au renforcement de la résilience de nos braves populations ».

Le Programme en bref….


Le Programme mondial Sécurité alimentaire et renforcement de la résilience

a été mandaté par le BMZ en 2014 et il a commencé avec des projets dans 11 pays en Afrique, en Afrique subsaharienne et en Asie notamment il s’agit de : Bénin, Éthiopie, Burkina Faso, Inde, Cambodge, Kenya, Malawi, Mali, Zambie, Yémen et Togo. Le Programme s’est élargi à un 12ème pays africain qu’est Madagascar. L’objectif du Programme est l’amélioration de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle, et le renforcement de la résilience face aux crises alimentaires notamment pour les femmes en âge de procréer et les enfants de zéro à 23 mois. Pour atteindre son objectif, le Programme applique une approche multisectorielle, cela signifie l’intégration de tous les secteurs qui ont un impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle comme l’agriculture, la santé, l’assainissement et la protection sociale. Le Programme s’étend jusqu’en 2020.
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