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Le ministre Alain Orounla au sujet du domaine dit « les filaos »: « Ce domaine appartient à l’État béninois »

Publié le jeudi 7 novembre 2019  |  La Nation
Alain
© aCotonou.com par DR
Alain Orounla, ministre de la Communication et des postes
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Le ministre de la Communication et de la Poste, au cours de son traditionnel point de presse à la suite du Conseil des ministres a été amené, mercredi 6 novembre à réagir à la polémique autour de la résidence de l’ancien président Mathieu Kérékou. Nous vous proposons ici les explications données à ce propos par le ministre.
« Cette question qui relance une polémique liée à l’adresse d’un des fils du général, l’ambassadeur Moïse Kérékou qui a sonné l’alerte sur une éventuelle dépossession du domicile que feu le général aurait occupé. Vous remarquerez que dans la polémique et à travers l’adresse de l’ambassadeur, il n’a jamais été question d’affirmer la propriété de ce domaine. Cela veut dire qu’il est incontestable aujourd’hui que ce domaine appartient à l’Etat béninois. Le général Mathieu Kérékou l’a occupé depuis 1965 jusqu’à son décès en 2015. Cela fait cinquante ans au cours desquels ou à l’issue desquels s’il avait été propriétaire, il aurait au moins pu avoir une convention de vente, à défaut d’un titre foncier. Ces documents n’existent pas et aucun des héritiers n’a pu l’exhiber. Je peux aller jusqu’à vous dire que, jamais de son vivant, le président Mathieu Kérékou n’a manifesté le désir ou le souhait d’acquérir ce domaine, sinon il aurait accompli les formalités.
Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une situation où c’est la succession du général qui revendique une propriété présomptive, une propriété putative d’un domaine dont il est évident, manifeste et incontestable qu’il est du domaine de l’Etat, situé à un endroit stratégique, le boulevard de la Marina qui est en réfection pour nous conformer au programme d’embellissement de notre pays et de la ville de Cotonou en particulier.
Le boulevard de la Marina est l’accès principal au pays quand vous descendez de l’aéroport. L’Etat béninois a fait le choix et l’option d’embellir et de mettre en valeur tout le boulevard dans l’enceinte de laquelle se trouve ce domaine laissé à l’abandon puisque depuis le décès du général Mathieu Kérékou en 2015, plus rien ne se passe dans ce domaine qui est querellé puisque la succession Kérékou est en litige, est en dispute et les bâtiments sont menacés de ruine. Que faut-il faire ? Laisser les choses en l’état ou arranger ?
Il a paru judicieux au président de la République et à son gouvernement d’engager un programme ambitieux de restauration et de mise en valeur de tout le périmètre, y compris le domaine naguère occupé par le président Kérékou pour y ériger un monument aux morts dédié à la mémoire de tous les résistants morts pour la patrie, le président Kérékou en fait partie. Mieux encore, il est prévu l’érection d’un jardin dénommé « Les jardins de Mathieu ». Je crois qu’il n’y a pas meilleure illustration de ce que ce jardin intemporel est là pour rappeler le mémoire du général Kérékou, ce qui est mieux qu’un domaine laissé à l’abandon et qui n’aurait jamais suscité la polémique si on n’avait pas décidé de l’embellir. Autrement dit, nos compatriotes qui alimentent cette polémique préfèrent qu’on laisse les choses aller à la ruine plutôt que d’envisager de mettre en valeur tout en célébrant par la même occasion, le général Mathieu Kérékou que nul ne peut oublier et certainement pas le gouvernement actuel qui compte en son propre sein, le fils du général. Les choses ont été faites convenablement. La succession du général a été informée depuis plus de deux ans de ce projet, a été associée, a vu et a opiné sur le calendrier des travaux. Un délai suffisant a été donné pour que les enfants évacuent les lieux qui sont d’ailleurs inoccupés. Leur procédure durant la guerre de succession qui est la leur n’engage pas l’Etat… ».

Par Josué F. MEHOUENOU
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