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Lutte contre les Violences basées sur les genres (Vbg): Le GT Femmes Jeunes Paix et Sécurité mobilise contre les violences

Publié le jeudi 12 decembre 2019  |  L`événement Précis
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© aCotonou.com par DR
Les violences basées sur le genre au Bénin
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L’antenne béninoise du Groupe de Travail Femmes Jeunes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et du Sahel(GTFJPS-AOS)a organisé le lundi 9 décembre à Cotonou,un atelier de sensibilisation des populations de Cotonou sur les violences basées sur le genre (VBG). Organisée avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) à l’Infosec, l’événement a réuni plus de deux cent personnes des deux sexes.

A l’entame de l’activité, Blandine S. Yaya, la présidente du GTFJPS-AOS, à la lumière de quelques études réalisées en 2008 et 2009, a présenté la situation des violences au Bénin. Elle a mis un accent particulier sur les violences dont sont victimes les femmes et filles, et déploré le tabou qui entoure encore le fléau. Huguette A. Dossa, la vice-présidente du groupe de travail est revenue quant à elle sur la genèse du groupe de travail. Pour sa part, la coordonnatrice du réseau WiLDAF/Bénin et secrétaire générale du groupe de travail, Françoise Sossou Agbaholou a fait une présentation sur les différentes sortes de victimes, qu’elles soient physiques, morales, sexuelles ou autres. Après une présentation des dispositions de la loi n° 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes au Bénin, un panel de six experts a édifié les hommes, femmes et jeunes mobilisés sur lesujet et fait plusieurs recommandations. Me Huguette Bokpè-Gnacadja, la représentante des avocats au sein du groupe de travail a exhorté les femmes à briser le silence sur les violences qu’elles subissent. A sa suite Firmine Kpadé, actrice de prise en charge des violences faites aux femmes,a déploré le manque de confiance en elles de certaines victimes qui, pour diverses raisons, renoncent à aller au bout une fois la procédure entamé contre l’auteur des violences. Pour sa part, le psychologue Satondji Kouagou a exhorté les victimes à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard. Blanche Sonon, juriste, personne –ressource et le consultant Mesmin Dèdji, ont axé leurs interventions sur l’éducation et le dialogue, et exhorté l’Etat à prendre ses responsabilités par l’application de la loi. A noter que cette activité entre dans le cadre des ‘’16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe’’, une campagne internationale qui a lieu chaque année du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de la personne).

Flore S. NOBIME
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