L'effectif normal de la prison civile de Porto-Novo vient de se voir réduire d'un prisonnier. Un assassin qui n'a même pas encore été jugé s'est enfui de ladite maison d'arrêt tôt dans la matinée de ce lundi 28 janvier 2013 dans des circonstances diversement rapportées.
Gardé depuis environ sept ans pour une affaire d'assassinat, Dènadi Tovoédo originaire de Djomon dans la commune d'Avrankou ne fait plus parti de l'effectif des prisonniers de la maison d'arrêt de Porto-Novo. En effet, selon les faits rapportés sur place, ce dernier aurait profité de l'absence du Régisseur hier matin pour s'évader par le portail de la première autorité de la maison d'arrêt. Le prisonnier qui est recherché depuis hier serait l'homme de main du Régisseur. C'est encore ce prisonnier qui s'occuperait des petites activités du régisseur dans la prison. La confiance était donc de mise au point où le contrôle ne serait plus strict vu l'ancienneté de Dènadi Tovoédo. Selon même certains prisonniers interrogés dans la première cour de la maison d'arrêt, le sieur Dènadi Tovoèdo aurait également été surpris dans la nuit du dimanche en plein ébat sexuel par le chef de brigade de la prison. C'est alors que nous nous sommes portés vers le chef de brigade de la prison qui n'a même pas daigné reconnaitre qu'il y a eu évasion de la prison. C'est donc le régisseur qui, faisant preuve de bonne foi a accepté se prêter à nos interrogations. Toutefois, il a balayé du revers de la main toutes les accusations portées contre sa personne. Pour le Régisseur, le prisonnier qui s'est évadé est l'un des plus anciens de la maison, c'est pourquoi il est désigné comme responsable pour superviser les corvées notamment les travaux d'entretien des prisonniers dans tous les quartiers de la prison. Aussi, il est responsabilisé pour l'entretien du bureau des autorités de la prison et de la résidence du Régisseur. Pour son évasion, le Régisseur a expliqué que c'est du retour du sport ce lundi matin, qu'il a demandé à voir le sieur Tovoèdo pour mettre au propre son bureau, c'est alors que ses collègues ont dit qu'ils ne l'ont pas vu. Il interpelle alors le CB qui déclarera qu'il l'a vu le matin très tôt. Toutes les recherches dans la maison ont été vaines a expliqué le Régisseur. Pour lui, le prisonnier serait monté sur une table qui se trouve dans sa résidence pour escalader le mur de la prison, surtout qu'à l'heure où il a fait l'opération, la rue quittant la place Bayol pour la poste d'Oganla est sensée être inanimée. Selon lui, les dispositions sont déjà prises et ses collaborateurs sont déjà à pied d'œuvre sur le terrain pour retrouver ce prisonnier qui est en cavale.
Voilà qui relance la question de confiance et de servitude des prisonniers. Nous y reviendrons…