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Coton et agroécologie au Bénin : le projet TAZCO

Publié le vendredi 24 juillet 2020  |  mediaterre.org
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© aCotonou.com par DR
Pratiques et technologies pour une Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) au Bénin
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Contribuant à plus de 15% du PIB, la filière du coton constitue une ressource importante pour le Bénin. Production fart du pays, le Bénin est ainsi récemment devenu le premier producteur de coton d’Afrique de l’Ouest, surpassant le Mali en 2019. Cotonou, la capitale économique du pays, n’a jamais aussi bien porté son nom. L’intensification de la culture du coton a cependant dégradé les ressources locales et au cours des 20 dernières années, plus de deux millions d’hectares de terres agricoles se sont dégradées (une surface représentant 19% du territoire béninois).

Pour lutter contre la dégradation des sols, le gouvernement du Bénin a mis en place depuis 2017 un projet pour améliorer les rendements agricoles, notamment cotonnier. Appuyé par l’AFD, le projet de Transition agroécologique dans les zones cotonnières (TAZCO) a ainsi pour objectif d’améliorer la fertilité des sols avec comme finalité de sécuriser le niveau de vie des agriculteurs du coton sur le long terme.

Le gouvernement se fonde alors sur l’agroécologie pour soutenir cet objectif. Le projet TAZCO accompagne les producteurs dans l’adoption de nouvelles pratiques agricoles plus durables et favorise une collaboration entre éleveurs et agriculteurs en réduisant les litiges. En effet, dans un pays où la gestion des cultures est intégralement liée à celle des systèmes d’élevage, la nouvelle politique s’appuie sur une gestion intégrée agriculture-élevage pour une meilleure coopération entre ces acteurs interdépendants.

Afin de restaurer la fertilité des sols et renforcer la résilience des exploitations face au changement climatique, une nouvelle gestion des systèmes de culture est pratiquée. Des plantes enrichissant les sols sont ainsi cultivées en rotation ou en association avec le coton et sur certaines exploitations, des troupeaux d’éleveurs sont invités à transiter afin de naturellement fertiliser les sols.

Le projet, fort de son expérience au cours de la première phase d’expérimentation, a été reconduit en 2020 avec l’ambition d’appuyer 30 000 producteurs et d’impliquer plus fortement le travail des femmes dans la politique agricole. Le gouvernement appuie ainsi une transition agricole en associant plus fortement l’écologie aux pratiques agricoles conventionnelles, dans l’espoir de pouvoir concilier productivité et durabilité dans un context où le Bénin porte l’ambition de rester leader régional dans la production du coton.
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