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20 ans du GIABA : le DG, Kimelabalou Aba fait le point de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest

Publié le mercredi 9 decembre 2020  |  aCotonou.com
Kimelabalou
© aCotonou.com par Dr
Kimelabalou Aba, DG du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA)
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Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a 20 ans dans ce mois de décembre 2020. Ce mercredi 09 décembre 2020, depuis Dakar, le ton a été donné pour la célébration de ce 20ème anniversaire qui va s’étendre sur plusieurs volets durant les semaines à venir.

C’est par une conférence de presse virtuelle, en liaison avec toutes les représentations dans les différents pays de l’espace CEDEAO que le président de ladite institution a ouvert les festivités. En présentiel avec des collaborateurs, mais surtout en visioconférence avec d’éminents participants dont des prédécesseurs à son poste, le juge Kimelabalou Aba a fait le point des 20 ans d’actions du Giaba dans le cadre de la lutte contre les crimes financiers et organisés pour sauvegarder l’intégrité des systèmes financiers en Afrique de l’Ouest, mais aussi l’avenir des peuples de la région.

Il a commencé par rappeler l’objectif général du GIABA, qui est de renforcer la sécurité, et de promouvoir la bonne gouvernance à travers la prévention, la détection et la répression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. Des activités nocives qui continuent de menacer la paix et la sécurité, et de saper le développement durable dans l’espace CEDEAO.

C’est pourquoi le Directeur général du Giaba se réjouit des efforts et des engagements importants qui ont abouti à de grands partenariats et au tissage de réseaux mondiaux ayant permis d’obtenir des résultats remarquables conformément à son mandat. Le juge Kimelabalou ne manquera pas, à cet effet, d’égrainer le chapelet des acquis en terme de réalisations durant ses 20 premières années de son institution. Il a mis l’accent sur toutes les études menées, les appuis aux Etats membres et le renforcement de leurs cadres juridiques, la promotion et renforcement de la coopération et de la collaboration nationales, régionales et internationales, les évaluations et les rapports périodiques, etc. Il en est de même de la mise en place de Cellule de renseignement, mais également du renforcement de la coopération avec des partenaires financiers comme l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale, le FMI, la Banque Africaine de Développement (BAD), ainsi que les institutions régionales et de l’Union Africaine.

En terme de perspectives, le directeur du Giaba note plusieurs défis à relever dont entre autres la faible volonté politique à mener à bien le processus de lutte contre le blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, le financement insuffisant pour la mise en œuvre des programmes ou la faible capacité (tant humaine qu’institutionnelle) des États membres dans la mise en œuvre des mesures prises contre le phénomène.

Avant son intervention, qui a été soutenue par des anciens et piliers de l’institution, le modérateur de la cérémonie a livré les grands aspects des festivités des 20 ans. Celles-ci ont débuté ainsi avec la conférence de presse, et se poursuivront dans les jours et semaines à venir avec d’autres activités.

Faut-il le rappeler, c’est le 10 décembre 1999, à Lomé, au Togo, que la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO a pris la décision de créer le GIABA pour lutter contre le blanchiment des capitaux et ses crimes connexes. Mais, c’est un an plus tard, précisément le 16 décembre 2000, que la CEDEAO a officiellement adopté les statuts de l’institution qui fait ses 20 ans aujourd’hui.



F.B
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