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Selon le professeur Paulin HOUNSOUNON-TOLIN invité de sous l’arbre à Palabres:«L’enseignement supérieur a besoin de sérieuses réformes»

Publié le vendredi 18 juin 2021  |  L`événement Précis
L’Université
© Autre presse par dr
L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) de Cotonou
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Au Bénin, le sous-secteur de l’enseignement supérieur « traverse une crise extrêmement grave ». C’est le constat fait par le Professeur Paulin Hounsounon-Tolin, spécialiste d’analyse des questions éducatives et des missions d’une université. Invité ce mardi 15 juin 2021 de la rubrique phare Sous l’arbre à palabres de l’évènement précis, le Professeur Titulaire de philosophie a, à la suite d’un diagnostic minutieux de la situation, fait savoir que les nombreux problèmes qui minent aujourd’hui ce sous-secteur sont du fait de l’Etat et des acteurs de l’enseignement supérieur eux-mêmes. La politisation à outrance du mécanisme de recrutement du personnel enseignant est l’un des problèmes sur lesquels, il a mis un accent particulier. Selon l’interviewé, non seulement il faut dépolitiser le processus du recrutement, mais également et surtout soumettre préalablement les candidats à un contrat d’essai de deux ans au moins pour qu’ils aient un minimum de maîtrise des rudiments de la pédagogie d’enseignement; comme cela se faisait par le passé où les jeunes recrues étaient évaluées avant d’être recrutés comme Agent Permanent de l’État (APE). En principe, les docteurs de l’Université n’étaient pas formés prioritairement pour enseigner, mais pour exceller dans la recherche scientifique. Le processus contraire engendrerait plusieurs irrégularités dans le fonctionnement des unités de formation des universités nationales. Et c’est dommage, a-t-il ajouté. Quant à l’évaluation des enseignants du supérieur annoncée par le chef de l’Etat Patrice Talon, le Professeur Paulin Hounsounon-Tolin n’a rien contre cette réforme. Néanmoins, il a fortement souhaité que cela soit bien organisé et encadré avec l’implication des francs acteurs du système: « Si on ne confie pas çà à des gens qui veulent montrer aux autres qu’ils connaissent tout, alors çà passera », a-t-il déclaré. Il invite ainsi le Gouvernement à faire attention pour ne pas avoir le résultat inverse. C’est pourquoi, le Professeur Titulaire en appelle également à la bonne foi et la bonne volonté des acteurs de l’enseignement supérieur pour changer la donne. Appréciant les réformes universitaires à l’ère du régime de la Rupture, le Professeur Paulin Hounsounon-Tolin a clairement précisé que le chef de l’Etat, Patrice Talon n’est pas la cause première des problèmes de l’enseignement supérieur, car il est venu trouver la situation telle qu’elle se trouve aujourd’hui. Cependant, il l’invite, en tant que premier citoyen béninois, à aider les acteurs du supérieur à résoudre ces problèmes tout en évitant le rétropédalage dans la mise en œuvre de ses réformes. Il a aussi appelé les jeunes docteurs à s’intéresser à la recherche scientifique avant de penser à l’enseignement comme leur emploi. Car, selon le spécialiste des missions d’une université, l’université ne forme d’abord que pour la recherche. C’est la mission première de toute université. Celle de former pour la recherche fondamentale. Car, « une université n’est pas une Grande École Professionnelle, la FLASH n’est pas l’ENS », soutient-il. Mieux, à la manière des grands philosophes, l’universitaire Hounsounon-Tolin, après avoir passé au crible de la raison le système éducatif béninois, pense sérieusement que le Conseil National de l’Education doit être véritablement érigé au rang d’une académie des sciences, des lettres et des arts au Bénin. Dès lors, le Conseil pourra, efficacement et durablement, trouver les solutions fiables et crédibles en matière de recherche et d’éducation.
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