Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Amissétou AFFO DJOBO, adresse un message à Jean Alexandre HOUNTONDJI et Joseph TAMEGNON après leurs libérations

Publié le jeudi 4 novembre 2021  |  aCotonou.com
Alexandre
© Autre presse par DR
Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon, deux opposants Béninois
Comment


Le message de Madame la vice-présidente du Cadre national de concertation des forces politiques, sociales et économiques pour la restauration de la démocratie et de l’État de droit au Bénin (CNC), suite au placement sous contrôle judiciaire des camarades Jean Alexandre HOUNTONDJI et Joseph TAMEGNON. Ce message est publié sur sa page Facebook

Glorifier et Louer Le SEIGNEUR, notre CREATEUR DIEU, tel est le sens de ce message à l’occasion de la levée du mandat de dépôt puis du placement sous contrôle judiciaire le mercredi 27 octobre 2021 de nos camarades de lutte, Jean Alexandre HOUNTONDJI et Joseph TAMEGNON, respectivement président et secrétaire exécutif du Cadre National de Concertation des forces politiques, sociales et économiques pour la Restauration de la Démocratie et de l’Etat de droit au Bénin (CNC).
Tout comme pour tous les patriotes engagés et amoureux de notre pays le Bénin, c’est l’AMOUR du BENIN et le refus d’abdiquer face à la dictature, qui a valu le sort ignoble et inhumain fait à nos camarades Jean Alexandre HOUNTONDJI et Joseph TAMEGNON, ainsi qu’à beaucoup d’autres qui croupissent encore dans les geôles lugubres de Patrice TALON réparties sur toute l’étendue du territoire national, notamment à Cotonou, Abomey-Calavi, Missérété, Ouidah, Lokossa.
Au nom du CNC, en ma qualité de vice-présidente, j’adresse mes félicitations aux camarades HOUNTONDJI et TAMEGNON pour avoir tenu bon. C’est aussi avec beaucoup d’émotions que j’adresse mon soutien à tous nos camarades, notamment aux jeunes qui, pour l’AMOUR du Bénin, subissent encore les tortures les plus ignobles dans ces prisons inhumaines. Mes fortes pensées vont particulièrement à l’endroit du plus âgé d’entre eux, mon cher grand frère, le ministre Houdou ALI, qui malgré le poids de l’âge tient courageusement debout par sa grande FOI en YA ALLAH, Le DIEU CREATEUR de toute chose, CELUI à qui appartient la FORCE, la PUISSANCE et le POUVOIR.
En effet, aujourd’hui, sous le régime de la rupture de Mr Patrice Talon, notre pays le Bénin, après avoir été jadis le pays qui, par son génie créateur a inventé la conférence nationale des forces vives de la Nation afin de réconcilier tous les enfants du pays et amorcer le processus démocratique, est devenu depuis 2016, un pays dans lequel, pour chaque nouveau jour qui se lève, un béninois au moins est privé de liberté en raison de ses opinions politiques et/ou de son appartenance à un courant d’idées contraires à celles de Mr Talon et de son clan.
Notre démocratie, patiemment et méthodiquement élaborée pendant des décennies, sur la base de règles juridiques saines et souvent consensuelles, est vendangée par Mr Patrice TALON et son régime dit de « la rupture ».
Chers compatriotes engagés et en lutte ! Nous ne saurons être des spectateurs et voir notre héritage commun ainsi détruit pour des raisons viles, égoïstes, claniques, mercantiles et opportunistes. C’est pour cette raison que le Groupe national de contact avait organisé au GOLDEN TULIP HOTEL de Cotonou, le 14 décembre 2020, un colloque sur les 30 ans de notre Constitution du 11 décembre 1990.
Tous les partis politiques que compte notre pays, le Gouvernement, ainsi que tous les présidents des institutions constitutionnelles, à l’exception notable du président de l’Assemblée nationale furent conviés. Malheureusement, les partis politiques soutenant l’action du gouvernement et les présidents des institutions constitutionnelles invitées ont brillé par leur absence.
À cette occasion, ensemble avec les autres forces vives de la Nation, à savoir, les partis politiques, les organisations syndicales, les diverses associations dont regorge le Bénin, il a été proposé des solutions de sortie de crise en vue de la restauration de la démocratie, de la paix et de la justice dans notre pays.
Au nombre des recommandations issues de ce colloque, la plus forte est l’organisation d’une assise nationale pour réconcilier le pays avec lui-même. La mise sur pied d’un comité de suivi de ces recommandations a été aussi décidée. Un travail scientifique minutieux a été fait et conduit de main de maître par l’ensemble des membres du comité de suivi sous la présidence éclairée du ministre Jean Alexandre HOUNTONDJI.
Et le 28 février 2021, au GOLDEN TULIP HOTEL de Cotonou, en présence d’illustres hommes politiques (le Président Dieudonné SOGLO et tant d’autres), le Cadre National de Concertation des forces politiques, sociales et économiques a été porté sur l’échiquier national, comme une structure engagée pour la réconciliation, la justice et la paix.
C’est donc à visages découverts et au su et au vu de la Nation béninoise tout entière que nous avons ensemble travaillé avec vous chers camarades. Nous ne sommes donc pas des terroristes. Et ils le savent tous. Dans aucun pays, les terroristes n’ont jamais travaillé comme nous l’avions fait en tenant nos rencontres dans de lieux connus et ouverts à tous. Nos rencontres les plus importantes étaient couvertes par des médias nationaux et internationaux.
Nous avons dans un courrier officiel, invité la haute hiérarchie militaire et policière, à être une institution républicaine au service du peuple et à jouer pleinement son rôle de défense et de protection du peuple en danger.
NOUS ETIONS ET NOUS CONTINUONS D’ËTRE CETTE PETITE LUMIERE, SI FORTE ET SI RESISTANTE dans notre pays, le Bénin, envahi par de très lourdes et épaisses ténèbres. Oui, ces ténèbres finiront par accéder à la LUMIERE qui à coup sûr rayonnera sur et dans le Bénin, notre cher et beau pays. Un Pays de Fraternité, de Justice et de travail.
Aux hommes et femmes du Benin, soyons résolus et engagés pour la restauration de notre démocratie et l’État de droit. Tous ces emprisonnements ne sont que les derniers actes d’un régime qui tire à sa fin. Personne ne devrait allez en prison pour ses opinions. Je me maintiens en unions de prières avec vos familles et tous les camarades du CNC afin que DIEU agisse vite et bien en votre faveur.
À vous tous et toutes, je dis : TENEZ BON ! Je suis convaincue que votre innocence sera établie au grand jour et vous retrouverez votre liberté. Votre place est dans vos maisons et vos lieux de travail respectifs afin que vous puissiez contribuer au développement du Bénin qui se veut debout et confiant dans l’avenir.
Le Cadre national de concertation, au nom de tous les camarades et en mon nom personnel, dit ses chaleureuses félicitations et ses encouragements à nos camarades Emile KOUDJO et Jean Bosco de SOUZA de l’Union social libéral (USL) de monsieur Sébastien AJAVON. Que DIEU vous fortifie dans l’épreuve.
Mes chers camarades, nous devons continuer notre combat pour la démocratie, la justice, la réconciliation et la paix. Nous devons aujourd’hui plus que jamais continuer notre marche pour que FRATERNITE, JUSTICE, TRAVAIL soit une EFFECTIVITE pour le bonheur de toutes et tous.
Mes chers compatriotes, nous avons pour DEVOIR SACRÉ, malgré nos différences d’opinions politiques, nos origines ethniques, de construire en intelligence notre pays et le conduire vers un meilleur destin. C’est pour cela que nous avons tous notre place dans le Bénin et nulle part ailleurs.
Vivement la Libération totale et sans condition de tous les prisonniers d’opinions politiques au Bénin et le retour au pays des exilés politiques.
Vivement le retour à un Bénin de liberté, de justice, de démocratie et de paix.
Amissétou AFFO DJOBO
Commentaires

Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux

Comment