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Bohicon au Bénin: La KAS forme des femmes transformatrices des Gie de l’Atlantique et du Zou

Publié le mardi 2 aout 2022  |  Matin libre
Bohicon
© Autre presse par DR
Bohicon au Bénin: La KAS forme des femmes transformatrices des Gie de l’Atlantique et du Zou
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Des femmes agricultrices/ transformatrices des Groupements d’intérêt économique (Gie) des départements de l’Atlantique et du Zou ont participé, du 27 au 28 juillet 2022 à Bohicon, à un atelier de formation sur les droits fonciers, les chaînes de valeur, le Marketing et la recherche de marché. Cette activité dont l’objectif est de sensibiliser et former les participantes en leur apportant des outils nécessaires pour une meilleure commercialisation via la bonne communication sur leurs différents produits, rentre dans le cadre de l’initiative spéciale << Un monde sans faim>> du ministère fédéral allemand de la coopération et du développement économique que met en œuvre la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) depuis quelques années dans ces deux départements cibles du Bénin. En effet, selon Mounirou Tchacondoh, coordonnateur de la KAS_Bénin, Programme régional Dialogue politique en Afrique de l’ouest de la Konrad Adenauer Stiftung, << Au Bénin, en dépit de son importance, le secteur agricole présente nombre d’obstacles parmi lesquels l’accès sécurisé des femmes aux terres, le manque d’information et de conseils et sa faible implication dans les processus économiques de création de valeur qui devraient faciliter son accès aux sphères de décision >>. Cette situation, poursuit-il, a de lourdes conséquences sur la stabilité de leurs revenus, leur sécurité alimentaire, leur capacité à s’adapter aux crises et aux perturbations d’approvisionnement des chaines alimentaires, au changement climatique et à leurs autres droits au sein des communautés. Et c’est là tout l’intérêt de cette séance de renforcement des capacités, car la femme est un acteur économique très important avec qui il faut compter pour renforcer le développement économique d’un pays. << Une femme qui accède à la propriété foncière grâce aux connaissances de la loi, du contexte juridique associé, a la maîtrise de la terre qu’elle cultive et a une meilleure chance d’améliorer ses moyens d’existence notamment la capacité à acheter ou à vendre, choisir comment exploiter et obtenir des fonds pour développer des activités économiques >>, renchérit le Coordonnateur de la KAS_ Bénin. Il sera appuyé, dans son propos, à l’ouverture de l’atelier par le Coordonnateur de l’Association nationale des femmes agricultrices du Bénin (Anaf-Bénin), Germain Dossou, qui s’est réjoui du combat que mène la Fondation Konrad Adenauer pour l’accès des femmes à une terre sécurisée.<< C’est un programme que nous saluons, qui fait beaucoup de choses en direction des femmes pour le renforcement surtout de leurs capacités. La question de l’autonomisation part de là. Si vous êtes suffisamment outillées vous allez faire beaucoup de choses… C’est vraiment une opportunité que vous devez saisir suffisamment pour pouvoir développer tout ce que vous êtes en train de faire sur le terrain, et même au-delà de vos localités>>, a-t-il déclaré.

Étaient au menu…

<< Les problématiques de l’accès des femmes aux terres agricoles : le dispositif juridique et les étapes de sécurisation des terres agricoles au Bénin >>, << Les techniques de transformation, d’emballage, d’étiquetage de normalisation des produits agroalimentaires >>, << La communication relative aux opérations de Marketing, communication et recherche de marché >>, << Chaîne de valeur et mode de financement des chaines de valeur agricole au profit des femmes >>, << Leadership féminin et participation des femmes des coopératives à l’économie locale >>, ce sont là les communications qui ont constitué la charpente et fait l’objet de sensibilisation suivie d’échanges durant les deux jours de formation. Elles ont été animées par des experts, chacun dans son domaine. Ce qui a permis d’éclairer la lanterne des participantes sur les différentes préoccupations qu’elles ont exprimées.

Des participants apprécient l’atelier

Rosine Zata, présidente de l’Association ( » Wologuèdè ») communale des femmes agricultrices (Acfa) de Djidja, membre du comité de gestion foncière à Djidja a confié que cette formation est la bienvenue. << C’est une première à laquelle je participe, et elle nous sera utile toute notre vie >>, a-t-elle fièrement déclaré. Et d’ajouter : << Nous avons hérité de terres de notre papa. Mes frères et soeurs en ont exploitées, leurs enfants ont pris le relai. Il n’y a pas de problème qui nous opposent. Tout se passe normalement mais après cette formation que j’ai suivie, ça devient impérieux de nous réunir en conseil de famille pour le dispatching de ces terres et l’établissement des actes de cession y afférents >>. Jardinière, agricultrice et transformatrice de manioc en ses dérivés à Covè, dame Charlotte Abada, se dit également satisfaite des notions et astuces qui leur ont été enseignées à cet atelier << Nous sommes davantage outillées. De retour au sein de ma communauté et au niveau de l’association des femmes dont je suis la secrétaire adjointe, il s’agira pour moi de faire la restitution pour que ceux et celles qui n’ont pas eu cette opportunité puissent être éclairés >>, a-t-elle conclu.



JB
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