En 2025, le Bénin annonce la transformation locale de près de 50 000 tonnes de noix de cajou, contre environ 13 000 tonnes cinq ans plus tôt. Le volume marque une progression significative des capacités industrielles nationales.
Cette évolution s’inscrit dans une stratégie engagée depuis 2016 sous la présidence de Patrice Talon, visant à moderniser les filières agricoles et à renforcer la transformation locale.
Entre 2020 et 2025, les capacités de transformation ont été multipliées par près de quatre. Historiquement orientée vers l’exportation de noix brutes, la filière anacarde enregistre une montée en puissance progressive de ses unités industrielles.
Le niveau atteint reste inférieur à celui de la Côte d'Ivoire, dont les capacités dépassent 600 000 tonnes, mais la progression repositionne le Bénin parmi les acteurs en croissance en Afrique de l’Ouest.
À l’échelle continentale, l’Afrique produit plus de la moitié des noix de cajou mondiales, tandis que moins de 10 % sont transformées localement.
La transformation repose en grande partie sur la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), qui concentre une part importante des investissements récents dans l’agro-industrie.
Les infrastructures logistiques et industrielles mises en place permettent de transformer les noix brutes en amandes destinées à l’exportation.
Pour la campagne 2025-2026, les ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce ont fixé la période officielle de commercialisation du 6 février au 30 septembre 2026. Les industriels sont autorisés à s’approvisionner directement auprès des producteurs.
L’interdiction d’exportation des noix brutes, entrée en vigueur en 2024, vise à sécuriser l’approvisionnement des unités locales de transformation.
La progression des volumes transformés traduit une augmentation des capacités industrielles et une réorganisation progressive de la filière anacarde au niveau national.