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Sahel : Robert Dussey plaide pour une riposte globale au terrorisme au-delà du tout sécuritaire

Publié le mercredi 8 avril 2026  |  aCotonou.com
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© aCotonou.com par DR
Sahel : Robert Dussey plaide pour une riposte globale au terrorisme au-delà du tout sécuritaire
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Face à la persistance de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, appelle à un changement de paradigme. Dans un message publié lundi 6 avril et relayé par son homologue malien Abdoulaye Diop, il a défendu une approche élargie, intégrant les dimensions sociales et économiques de la crise.

« La lutte contre le terrorisme et la quête de la paix ne peuvent se limiter aux seules réponses militaires », a insisté le chef de la diplomatie togolaise. Pour lui, la stabilisation durable du Sahel passe également par le renforcement de l’intégration socio-économique et la prise en compte des causes profondes des violences.

Robert Dussey plaide ainsi pour une stratégie combinée fondée sur la stabilité institutionnelle, l’inclusion sociale et le développement partagé, qu’il considère comme des leviers essentiels pour bâtir une paix durable.

Le message, repris par Abdoulaye Diop, illustre une convergence croissante entre acteurs régionaux sur la nécessité de dépasser une réponse strictement militaire face à l’insécurité.

Cette position s’inscrit dans la continuité des prises de parole récentes du ministre togolais, qui avait déjà alerté sur les risques d’une déstabilisation de la Confédération des États du Sahel. Selon lui, l’affaiblissement de ce bloc — regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — aurait des répercussions sur l’ensemble de la sous-région.

« La sécurité est indivisible. Si le Sahel vacille, c’est toute l’Afrique de l’Ouest qui est menacée », avait-il prévenu.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de multiplication des initiatives diplomatiques pour maintenir le dialogue sécuritaire. Le représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a récemment mené plusieurs consultations régionales.

À Abuja, il a échangé avec le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, avant de poursuivre sa mission à Freetown, où il a été reçu par le président Julius Maada Bio. En amont, une visite à Bamako avait permis des échanges avec le président de transition Assimi Goïta.

Malgré certains signes d’amélioration relevés en 2025 — notamment une baisse des victimes au Burkina Faso et au Mali — le Sahel demeure l’épicentre mondial du terrorisme. La région concentre désormais plus de la moitié des décès liés à ces violences, selon les dernières données disponibles.

La persistance de groupes armés, les dynamiques transfrontalières et les fragilités structurelles — faible contrôle territorial, instabilités politiques et manque d’opportunités économiques — continuent d’alimenter l’insécurité.

Dans ce contexte, l’appel de Lomé à une approche globale résonne comme une tentative de redéfinir les fondements mêmes de la réponse régionale à une crise devenue systémique.

KM
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