Trois principaux participants aux 2èmes états généraux de la presse ont fait le point de ces assises le dimanche 23 février 2014 sur Océan Fm au cours de l’émission « Cartes sur table ».
L’application stricte des grandes résolutions ayant sanctionné les 2èmes états généraux de la presse devrait insuffler un nouveau dynamisme au travail des professionnels des médias. Plusieurs participants à ces assises organisées du 19 au 21 février 2014 y croient dur comme fer. Invités sur Océan Fm hier dimanche, trois acteurs majeurs des états généraux ont témoigné de la réussite de ces grandes rencontres.
Selon le premier Rapporteur général des assises, Wilfried Léandre Houngbédji, les professionnels des médias ont recommandé au gouvernement la définition d’une fiscalité adaptée aux entreprises de presse, la création d’une centrale d’achat des intrants et la garantie de l’accès équitable de toutes les sensibilités politiques aux organes du service public.
Les associations professionnelles ont été invitées à revoir leur fonctionnement pour plus d’efficacité dans le travail. Wilfried Léandre Houngbédji a également confié que les 2èmes états généraux ont souhaité l’adaptation de la Convention collective au coût actuel de la vie et son application, le vote du code de l’information et de la communication ainsi que l’institution du prix Louis Hounkanrin pour célébrer chaque année les efforts d’un journaliste méritant.
Interrogée sur le traitement de l’information dans les médias de service public, la journaliste Philomène Aboudou, participante aux assises, a déploré le déséquilibre observé sur la télévision nationale. Seulement, elle a souligné que seuls, les journalistes de l’Ortb ne peuvent changer la donne et qu’il faut désormais l’appui des associations professionnelles pour rétablir l’accès équitable de toutes les sensibilités politiques à la télévision nationale.
Membre du comité d’organisation des états généraux de la presse, le journaliste Léon Brathier a, lui, réagi ce dimanche au micro de Ricardo Kpékou, à propos de l’épineuse question de l’application de la convention collective dans le monde des médias.
Selon lui, dans les nouveaux textes qui porteront sur la création des entreprises de presse au Bénin, il existe des propositions qui devraient à la longue favoriser l’application effective de la convention collective.
Proposant pour sa part, une solution au même problème, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé une recommandation informelle des états généraux qui veut qu’une partie de l’aide de l’Etat à la presse soit dédiée à la régularisation de la situation sociale des journalistes.