Le pont est rompu entre le maire de Bohicon Luc Atrokpo et ses collaborateurs affiliés au Syndicat national des agents des collectivités du Bénin (Synacob). Dépassés par les traitements dont-ils sont régulièrement l’objet, les militants du Synacob ont décidé d’observer une grève d’avertissement de 48heures reconductibles à compter de ce mercredi 10 avril 2013.
Dans une motion lue par Guy-Yves Tcheffa, Secrétaire général du syndicat, les grévistes dénoncent le non rétablissement du salaire de leur collègue Jérémie Assogba, la signature sélective et injuste d’acte d’engagement à 21 agents à motiver, le non paiement des moins perçus et la non-abrogation de la note de service N° 4D/061 du 11 décembre 2012 qui met fin selon eux à la démocratie au sein de l’administration communale. Ils justifient leur mouvement par l’échec successif de toutes les négociations entreprises avec le maire pour obtenir satisfaction de leurs revendications. Ces agents estiment que le mouvement de grève est leur dernière arme pour mettre la pression. Recevant la motion en lieu et place du maire, le secrétaire général de la mairie, Mèhou Josué leur a promis rendre compte fidèlement à qui de droit. Sur le terrain, la grève n’a pas reçu l’adhésion des tous les travailleurs au point où elle n’a aucun impact sur le fonctionnement régulier des services. Les agents en poste travaillent normalement comme si de rien n’était. Selon certains agents rencontrés à leur poste, ce mouvement est maladroit parce que d’une part, il n’a pas respecté toutes les procédures en la matière et d’autre part il n’a pas tenu compte des décisions issues de la dernière rencontre avec l’autorité communale. Selon eux, le maire a promis solutionner progressivement les problèmes durant l’année en cours. Il n’est donc pas question de vouloir quelque chose et son contraire.