Les récentes rencontres entre le gouvernement et les partenaires sociaux sont vaines, les échanges sont dans l'impasse. Ce qui fait craindre le pire pour la rentrée scolaire 2014-2015. En effet, les confédérations syndicales, les plus représentatives conditionnent la reprise des cours à la satisfaction des points de revendications relatives aux questions salariales, pendant que le silence des associations de parents d'élèves pousse au pessimisme.
Ce lundi 22 septembre 2014, tous les regards étaient tournés vers l'Infosec de Cotonou où représentants du gouvernement et partenaires sociaux s'étaient donnés rendez-vous pour la deuxième fois consécutive. A l'ouverture de la rencontre, c'est d'abord l'ordre du jour proposé par la partie gouvernementale qui n'a pas reçu l'assentiment des secrétaires généraux. Mais après quelques minutes de discussions houleuses, la commission permanente de négociations a convenu de l'ordre de jour avant d'entrer dans le vif du sujet. Sur le premier point relatif à la rétrocession des défalcations opérées sur salaire, la direction du budget a déclaré que tous ceux qui ont été défalqués sont remboursés. Tenaces, les secrétaires généraux ont fait des réserves au sujet des enseignants contractuels reversés qui ne disposaient pas de fiches de paie et ceux qui étaient en activité mais désormais admis à la retraite. Sur ce, il a été retenu que les retraités, seront réglés tandis que les contractuels n'ayant pas de fiches de paie doivent se rapprocher de leurs mandataires pour fournir leur matricule.