Politique
Décrispation de la tension sociopolitique: Le président Thomas Boni Yayi doit prendre de la hauteur
Publié le lundi 17 novembre 2014 | Le Confrère de la Matinée
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© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo : Boni Yayi, président du BENIN |
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- 15/11/2014
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Au moment où le Burkina Faso tourne une page de son histoire politique, les Béninois, toutes tendances politiques confondues croisent les doigts pour que la tension sociopolitique qui agite la cité s’émousse complètement. Mais pour cela, le chef de l’Etat doit prendre de la hauteur.
Le peuple béninois tout entier et la communauté internationale attendent avec une patiente impatience la tenue des différentes élections locales toujours attendues. Le retard observé qui paraît mû par des raisons stratégiques de la part du pouvoir ne cesse de soulever des tollés dont l’un des couronnements a été la récente marche des Béninois pour dire non à l’imposture. Juste avant et après la marche, l’Exécutif a engagé un certain nombre d’actions tendant à accélérer le processus devant conduire le corps électoral à prendre part dans les conditions morales et sécuritaires requises à des élections crédibles.
Malgré tous les discours tenus afin d’apaiser le peuple béninois, le scepticisme est de mise. Et pour cause, la classe politique, la société civile et autres composantes animant la vie politique veillent au gré. Ces animateurs de la vie politique soupçonnent le chef de l’Etat de toujours tenir à son projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 malgré toutes ses déclarations relatives à son départ du pouvoir en 2016.
Le peuple béninois est fier et jaloux de sa démocratie auquel il n’entend pas qu’on touche pour le plaisir. Depuis que ce projet est agité, les Béninois n’ont de cesse à y manifester de différentes manières une fin de non recevoir. Aussi, dans le but de dégeler l’atmosphère sociopolitique pesante du moment, le président de la République gagnerait à prendre de la hauteur en retirant purement et simplement son projet des archives du parlement. Il gagnerait aussi à inviter tous les responsables de ces composantes à une rencontre souveraine afin de trouver une solution consensuelle autour de la question cruciale de la tenue des élections à bonne date. Ce geste attendu de sa part aura le mérite de le rendre plus crédible dans sa rhétorique à faire entendre de n’importe quel autel qu’il quitte le pouvoir à la fin de son second mandat constitutionnel.
Kolawolé Maxime SANNY
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