Le samedi 10 janvier prochain, le Bénin célèbrera la fête du vodoun. Les manifestations officielles entrant dans le cadre de cette commémoration sont prévues pour se tenir à Kétou. Le chef de l’Etat, Yayi Boni, est attendu à cette cérémonie, à en croire le programme contenu sur le carton d’invitation.
Une semaine après sa participation à la Gaani, fête traditionnelle des Wassangari à Nikki, Boni Yayi fera t-il le déplacement de la commune de Kétou dans le cadre de la célébration officielle de la vingtième journée nationale des religions endogènes ? Le programme de cette manifestation qui aura lieu à la place Oyinguin de Kétou, indique que le chef de l’Etat arrivera sur les lieux peu avant le début de la cérémonie à 09 heures. Les cartons d’invitation de la manifestation ont à peine commencé par parvenir aux invités, que déjà des supputations vont bon train quant à la participation effective du président de la République. On se rappelle en effet que depuis le début de son mandat, le chef de l’Etat n’a jamais participé aux manifestations commémoratives de la fête du vodoun. De 2007 à 2014 en effet, la fête du 10 janvier instituée pour honorer les mannes des ancêtres, ,n’a jamais enregistré la présence de Boni Yayi, qui par un curieux hasard de calendrier, est souvent hors du territoire national le jour de la commémoration de cette fête des religions traditionnelles.
Une fête, une histoire…liée à Nicéphore Soglo
C’est dès la période de la transition en 1990 que le Premier ministre Nicéphore Dieudonné Soglo avait déjà lancé l’idée de l’organisation annuelle d’un festival international des religions traditionnelles. Une idée qui a mûri et a pris de la consistance avec la tenue en février 1993 du festival « Ouidah 92 » au cours duquel il a été célébré, ensemble avec la diaspora, la densité et la valeur humaniste des religions traditionnelles, fondement du spiritualisme africain. Le président Nicéphore Soglo s’est alors résolu à cette époque, à donner substance à cette quête permanente d’identité de l’homme noir, sur cette terre nourricière et pétrie d’histoire et de culture. L’institution de la journée nationale des religions endogènes a donc été chose effective avec la promulgation de la loi N° 97-031 du 20 août 1997. Cette loi a conféré, depuis lors, un cadre légal et permanent à la célébration, chaque 10 janvier, de cette fête annuelle des religions traditionnelles.