Société
Pour non-paiement de leurs émoluments: Les enseignants stagiaires à Parakou donnent de la voix
Publié le vendredi 11 septembre 2015 | La Nation
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Ça grogne à nouveau dans le rang des enseignants stagiaires de l’Ecole normale supérieure de Natitingou reversés en agents contractuels de l’Etat (ACE). En formation depuis le 10 août dernier à Parakou pour le compte de cette année, ces enseignants à la quête de la qualification viennent de boucler plus de quatre semaines de cours sans le sou. Suite au sit-in qu’ils ont observé en vain le 1er septembre dernier à la direction départementale de l’Enseignement secondaire du Borgou-Alibori pour se faire entendre, ils sont descendus dans la rue hier mercredi 9 septembre pour réclamer le paiement des émoluments : primes de transport, de restauration et d’hébergement, qui leur sont dues au titre des années 2014 et 2015 et qui s’élèvent à 75 000 F CFA par stagiaire et par an.
Partie du CEG Titirou, la marche a échoué à la Préfecture Borgou-Alibori où à la surprise générale des manifestants, aucune autorité n’est sortie pour recevoir leur motion de protestation. Ils se sont alors contentés de faire une déclaration à la presse.
«Nous exigeons le paiement sans délai des 150 000 F CFA par stagiaire, représentant les appuis logistiques des années 2014 et 2015 et rendons le ministre en charge de l’Enseignement secondaire responsable des déconvenues qui découleront de la non satisfaction de cette revendication», indique Norbert Kouton, porte-parole des manifestants. A deux semaines de la fin de la formation pour le compte de cette année, c’est encore un silence radio des autorités compétentes, se désole-t-il. « Si on part le 20 septembre prochain, nous ne savons plus quand est-ce qu’on va entrer en possession de nos sous alors que certains camarades sont malades, d’autres souffrent et n’ont pas l’argent pour faire les photocopies », laisse entendre Norbert Kouton. Si rien n’est fait d’ici à lundi prochain, les différentes cohortes de la formation entendent mettre fin aux activités de formation et rentrer simplement chez eux.
Il faut souligner que la même revendication revient tous les ans depuis 2012 où ces jeunes gens sortis des universités et qui tiennent déjà des classes, sont mis en formation pour l’obtention du Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (CAPES) ou du Brevet d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (BAPES).
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

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