Depuis quelques jours, la lutte contre l’essence a repris de plus belle à Cotonou et dans d’autres villes de la partie méridionale du Bénin. Comme conséquence, le prix de l’essence a flambé aux abords des voies et suscite la colère des populations contre ce qu’elles appellent une politique de deux poids deux mesures.
Le prix de l’essence a augmenté d’un cran depuis quelques jours à Cotonou et environs. La cause de cette situation est l’ampleur qu’a prise la lutte contre la vente de l’essence frelatée. Devant la montée des prix, les populations qui doivent débourser plus avant d’avoir le carburant grognent. Les causes de ces mécontentements sont de plusieurs ordres. D’abord, l’essence frelatée continue d’être vendue allègrement aux abords voies dans la partie septentrionale du Bénin.
Le prix varie entre 300francs cfa et 350 francs cfa à Parakou. Face à cette situation, elles ne comprennent pourquoi, ce sont elles, habitant les villes comme Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Pobè et autres qui doivent subir les conséquences de la lutte contre la contrebande de l’essence frelatée. « J’étais à Parakou le week-end dernier. Il y avait de l’essence à 350 francs. Personne ne dérangeait les vendeurs. Tout était, à peine je suis arrivé à Cotonou le dimanche, je constate que l’essence est à 650 voire 750 francs. Quel tord avons-nous commis à Abomey-Calavi ? », s’interroge un consommateur. Ensuite, elles sont nombreuses ces vendeuses et vendeurs d’essence frelatée qui se disent être dupée par une promesse du chef de l’Etat. En effet, elles avancent que le chef de l’Etat leur a déjà accordé un moratoire de 5 mois avant de relancer la lutte contre la contrebande. Mais officiellement ce moratoire n’a jamais été accordé aux vendeurs de kpayo. Face à la flambée des prix de produits de première nécessité, les populations disent souffrir le martyr et ne pas comprendre pourquoi cette lutte contre la vente de l’essence frelatée ne se fait que dans une partie du pays.