Le dossier inscrit au rôle hier lundi 5 décembre a la particularité d’être un viol sur majeur. L’écart d’âge entre le bourreau et la victime n’est que d’un an, les deux ayant respectivement 19 et 18 ans au moment des faits. En effet, le samedi 14 février 2009, aux environs de 11 heures, la victime et sa jeune sœur Micheline sont allées porter le repas à 4 frères de la famille Dédjiho, tous cultivateurs. L’accusé, Bienvenu Dédjiho, a prétexté de ce que l’eau manquait pour envoyer la sœur de la victime et l’un de ses frères s’en procurer. Profitant de l’absence de la sœur, Bienvenu, aidé de ses frères, a trainé la victime dans la brousse pour réussir son forfait. Interpellé et inculpé de viol, Bienvenu a reconnu les faits. Devant la Cour, l’accusé a soulevé un problème de cœur. En fait, Bienvenu a déclaré avoir des sentiments pour la victime qui le savait pertinemment. L’acte posé, soutient-il, n’était pas si dénué de consentement. La défense, représentée par Maître Hervé Sounkpon, enfonce le clou. Pour l’avocat, il n’existe aucune preuve visible de pression extérieure. La victime ayant fini de servir le repas n’avait plus, selon lui, rien à faire sur les lieux. Le Ministère public contre attaque et requiert 10 ans d’emprisonnement. Au terme des plaidoiries déroulées à huis clos, la Cour a requis 7 ans de travaux forcés contre le sieur Bienvenu. En détention depuis 2009, l’accusé a fini de purger sa peine. Il recouvre sa liberté. La Cour est composée de Marie Soudé Godonou (Présidente), Koffi Virgile Pomalegni(Ministère public), Théogène Zountchékon (Greffier).
HA