Grève dans les hôpitaux, 72h de grève par semaine dans l’enseignement maternel et primaire, des victimes du déguerpissement qui ne savent à quel saint se vouer, situation économique morose ! Le pays ne s’est jamais aussi mal porté. Et comme si cela ne suffisait, Toboula ouvre de nouveaux foyers de tension en s’en prenant à la gestion des Soglo. Pendant la même période, le Chef de l’Etat s’octroie un séjour d’une dizaine de jours dans l’hexagone, à la recherche dit-on de moyens pour financer le Pag. Mais ceci occupe moins l’actualité que l’opération de libération des espaces publics. Aussi bien la classe politique que la société civile, toutes se laissent distraire par les agissements du préfet du Littoral. La question qu’on est en droit de se poser est si tout ceci n’est pas une politique de diversion savamment orchestrée pour occuper les Béninois alors que des actes pas clairs se posent au sommet de l’Etat. L’actualité au plan national se résume à l’opération de déguerpissement. Les attentions de ceux qui devraient se consacrer à scruter la gouvernance du pays sont détournées et orientées vers les faits et gestes du préfet du Littoral qui s’en donne à cœur joie Toboula par ici, Toboula par là. Pendant ce temps, des décisions qui ne vont pas au profit du peuple sont en train d’être prises dans le plus grand anonymat. Qui donc est en mesure aujourd’hui de dire ce que fait le Chef de l’Etat de son temps ? Cette opération n’est-elle pas de la poudre jetée aux yeux des Béninois à des fins inavouées ? La gouvernance actuelle cache bien de secrets. Vivement que le réveil du peuple ne soit pas trop tardif.
Worou BORO